<< Les ratés de l'école. | Une surenchère qui coûte cher ...! | Les éléphants au secours de Ségolène ? >>
Après être resté plusieurs années dans les starting blocks, Nicolas Sarkozy est sorti officiellement du bois le 14 janvier dernier lors du Congrès de l'UMP, avec un discours qui se voulait fondateur de sa campagne, et il l'a été. Il a développé à la fois une vision et un programme complet entrant dans des détails que les gardiens du temps auraient bien vouloir sortis de son discours.
De même, après avoir réussi à imposer sa candidature tout d'abord face aux éléphants du Parti socialiste, Ségolène Royale a tenté de l'imposer face aux multiples autres candidats de la gauche définitivement très plurielle, y parvenant en partie en réussissant à rallier à elle JP Chevênement et C.Taubira. Mais ses diverses erreurs ou graffes ont affaibli sa posture présidentielle et l'on se sait pas, par ailleurs, si l'axe fort de sa stratégie de campagne, une démarche courageuse mais risquée, la consultation des militants sera au final payante à défaut de surprendre voire d'attirer la sympathie. Elle semblait jusqu'à ce dimanche 11 février en retrait, inéfficace, en quête d'une popularité qui l'avait portée en début de campagne tant elle apparaissait incarner un renouveau, un nouvel état d'esprit.
Dimanche, il s'est effectivement passé quelque chose : elle n'a ni chuté, ni brillé, excepté lors de ce petit couplet bien émouvant bien que maternaliste qui sonnait bon vieille France. En revanche elle a apporté un éclairage précis sur son programme, précis, très précis allant de la bonne déclaration d'intention à la mesurette... un vrai catalogue de mesures, qui la fait sortir largement de la posture que l'on espère voir adoptée par tout candidat aux plus hautes fonctions de l'Etat.
Si elle a bien débuté en évoquant la dette de l'Etat que supporteront les générations qui viennent et qui plombe notre économie depuis et pour encore très longtemps, elle n'a pas dit comment elle comptait la juguler et ainsi se mettre en cohérence avec sa "semble-t-il" bonne intention. Et la suite de son discours n'a été que déclinaison de l'ensemble des propositions qu'elle souhaite mettre en oeuvre une fois élue durant son quinquennat ; des propositions souvent généreuses, très positives pour les destinataires, l'électorat de la Gauche ; de leur côté les classes moyennes s'intérrogent, seront-elles une fois de plus les dindons d'une farce qui n'a que trop duré.
Quand va-t-on enfin sortir de cette surenchère permanente qui fait les candidats à l'élection présidentielle promettre toujours et encore plus sachant qu'ils n'auront pas la capacité de tenir l'ensemble de leurs promesses, à moins et là c'est grâve, d'accroître la dette de notre pays ?
La croissance me dites-vous ? Effectivement c'est le moyen miracle que la candidate socialiste a trouvé pour financer ses nombreux projets. C'est bien connu il suffit de la décréter pour que la croissance soit au rendez-vous !
Trève de plaisanterie, si les candidats ne reviennent pas à la raison, il est fort à parier que cette élection, qui devait être porteuse d'espoir de changements profonds de notre société, aura loupé une occasion de se réformer afin de faire profiter le plus grand monde des bienfaits de la solidarité nationale, dans une économie maîtrise, un pays allant de l'avant, porteur de projets et de dynamisme, porteur d'avenir pour les plus jeunes...
Si cette surenchère ne coûte rien aujourd'hui, et si elle ne coûte pas l'élection à l'un de ces candidats, elle risquera de leur coûter de lourdes déconvenues pour les années à venir...
Publié par gilleshuard à 20:24:39 dans Présidentielle 2007 | Commentaires (0) | Permaliens
Depuis le 24-09-2006 :
184854 visiteurs
Depuis le début du mois :
2941 visiteurs
Billets :
316 billets