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Si Jacques Chirac doit bénéficier du respect due à son ancienne fonction présidentielle mais aussi celle due à tout justiciable, l'annonce de sa mise en examen pour détournement de fonds publics lorsqu'il était Maire de Paris est une grande nouveauté et une bonne nouvelle.
Une nouveauté parce que c'est la première fois qu'un ancien Président de la République est mis en cause par la justice. Et c'est une bonne nouvelle parce que, alors que ses détracteurs lui promettait l'impunité, cette décision montre qu'un ancien Président peut avoir à répondre de ses actes avant son élection, alors même que l'impunité dont il bénéficiait durant son mandat empechait toute action en justice, afin de lui conférer toute l'autorité nécessaire à l'exercice de ses fonctions.
Alors évidemment, mise en examen ne signifie pas culpabilité, la justice doit rester indépendante et apprécier cette affaire en droit comme il convient. Mais cela peut apporter une preuve, et elle en a besoin, de l'indépendance de la justice, et peut-être, je dis bien peut-être, réconcilier quelque peu les français avec leur justice, après la succession des drames type "Outreau" que la France a connue. Affaire à suivre...
J'apprécie par ailleurs, la sobriété des commentaires des socialistes qui, loin de tirer sur l'ambulance (cela aurait été si facile) ont réaffirmé le principe de présomption d'innocence et n'ont pas souhaité, à ce stade, en faire une affaire politique. Bien pensé, pour une fois...
Publié par gilleshuard à 18:31:07 dans Politique France | Commentaires (0) | Permaliens
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