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Malgré la passion pour la chose publique, et les richesses tirées de l'expérience d'élu, je ne suis finalement pas candidat à l'élection municipale à Blois. Je ne le regrette pas.
Déjà en relatif retrait depuis deux ans en raison de mon évolution professionnelle, mon éloignement de la cité blésoise où j'ai donné 9 ans de ma vie, ne me permettait pas de pouvoir m'investir comme je l'aurais souhaité, pleinement, sincèrement. De plus, je suis à un âge où, me semble-t-il, il convient d'asseoir sa vie personnelle et professionnelle. Etant donné que je ne considère pas que la politique soit métier, mais une fonction, que je souhaite trouver un équilibre entre ma vie personnelle et un métier où je m'accomplisse, le temps pour un engagement public réalisé avec tout le sérieux nécessaire ne me paraît pas venu.
Je dois l'avouer, si je ne regrette pas non plus de ne pas être candidat c'est que le tournant que prend la campagne blésoise ne me plait pas. Une campagne qui ne me semble pas partie sous les meilleurs auspices, où les coups bas sont de mise, y compris parfois entre les amis d'hier. Je le regrette. La victoire doit-elle se faire à un prix si élevé ?...
Je regrette aussi ce gâchis que constitue le départ de talents que le Maire actuel, Nicolas Perruchot, avait su rassembler autour de lui, et dont certains comptaient parmi les plus fidèles et loyaux.
Pour certains, il s'agissait de renouveler l'équipe, apporter du sang neuf, un souffle nouveau ; ils ont donc été écartés. C'est normal, je l'ai toujours pensé.
Pour d'autres, ceux sont eux-mêmes qui ont fait le choix de ne pas se représenter. Parfois pour des raisons personnelles ou parfois, parce que la volonté de servir n'aura pas été suffisante pour ceux à qui l'on n'a pas fait assez confiance, que l'on a ignoré voire méprisé. Je comprends les états d'âme de ceux, et j'en fais partie, qui croient à une « certaine manière » de faire de la politique qui passe notamment par l'écoute, l'humilité, la proximité, la participation citoyenne, sans démagogie ou promesse inconsidérée..., une certaine éthique et honnêteté intellectuelle. La présence de certaines figures blésoises sur la liste du Maire sortant mettait à mal ces principes. Ils sont partis. C'est tout à leur honneur.
D'autres enfin, parfois les mêmes, ont choisi de se mettre en phase avec leurs convictions en participant à une nouvelle aventure collective, celle de la liste Modem de Jean-François Mortelette. Un parti se doit de présenter des élections sinon il a vocation à mourir. Ce mouvement démocrate peut offrir à Blois de nouvelles méthodes, une nouvelle perspective d'évolution, même si ces sept dernières années ont beaucoup apporté à la ville. Voilà pourquoi la liste Modem est légitime et ceux qui en font partie ont le courage de ne pas avoir choisi la solution de simplicité qui aurait consister à rester dans l'équipe sortante. De plus, elle n'est pas uniquement composée de personnes appartenant à ce parti, car est-ce cela qui compte dans une élection locale ?...
Voilà qui est dit. Toujours passionné par la politique, je ne manquerai pas, quand je le jugerai possible, d'apporter ma contribution à l'action publique, ici ou là. En attendant, par ce blog, c'est au débat public que j'essaie d'apporter ma petite pierre, ce n'est déjà pas si mal !
A suivre, Retour sur ces années à la Mairie de Blois...
Publié par gilleshuard à 23:11:16 dans Municipales - Cantonales 2008 | Commentaires (0) | Permaliens
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