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Au plus bas dans les sondages, et même plus qu'aucun de ses prédécesseurs Présidents de la République, c'est à une véritable séance de rattrapage à laquelle a participé Nicolas Sarkozy jeudi soir à la télévision.
Dans un décor un peu renouvellé mais a néanmoins coûté 280 000 (est-ce bien nécessaire pour 90 minutes d'antenne ?!), une formule voyant le retour la jadis "Heure de Vérité", Nicolas Sarkozy s'est efforcé de montrer qu'il avait "enfin" pris la dimension de sa fonction et qu'il était à l'écoute et comprenait les français.
Effectivement, dans son discours et son attitude, il est apparu plus présidentiel que jamais, humble voire compassé, admettant à plusieurs reprises avoir commis des erreurs d'appréciation, de communication, mais sur le fond rien de changé. Il est resté déterminé à ne pas rompre le rythme des réformes. Ca tombe bien, ce n'est pas vraiment cela que les français lui reprochent. Mal à l'aise sur la question du pouvoir d'achat, il a renvoyé l'heure du bilan à la fin de son quinquennat, certes.
J'ai particulièrement regretté son "couplet" sur les couacs gouvernementaux. Si l'on doit pouvoir suivre la ligne gouvernementale, j'estime néanmoins que, sans être contradictoires avec la nécessaire solidarité gouvernementale, les prises de position des Fadela Amara, Rama Yade ou Nathalie Kosciusko-Morizet apportent un vent de fraicheur dans la manière de faire de la politique, qui doit d'abord être basée sur les convictions et non le renoncement, et réhabiliter les politiques me semble-t-il.
Plutôt convainquant et pédagogue, la prestation de Nicolas Sarkozy m'a laissé sur ma fin, ainsi que les journalistes qui l'interrogeaient, notamment sur toutes les contradictions entre ses discours et promesses de campagne et prises de paroles et décisions d'aujourd'hui (notamment sur les droits de l'homme). Rien non plus sur le devenir du Grenelle de l'environnement qui avait créé un fort espoir et qui semble retomber comme un soufflé. Rien non plus sur sa capacité à respecter les engagements européens de la France en matière de réduction des déficits publics.
Bref, on a plus assisté à une opération de com' qu'on pourrait s'appeler "qui peut sauver le soldat Sarko" qu'à une émission d'information permettant de mieux savoir où le Président Sarkozy emmène la France...
Publié par gilleshuard à 12:44:58 dans Politique France | Commentaires (0) | Permaliens
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