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Rompant avec les codes et pratiques politiques (mais ce n'est pas un politique), cet iconoclaste du gouvernement issu de la société civile puisqu'il fut président d'Emmaüs France, énarque, titulaire d'un DEA de neurobiologie, qui fut conseiller d'Etat, a décidément un parcours atypique. Mais ce n'est pas cela qui me plait chez lui. Avec son ton résolument sympathique et doux, il a su convaincre sans imposer, intégrer la démarche d'ouverture (voulue par M.Sarkozy) sans renier ses convictions de gauche ; au contraire, écartant les honneurs et indemnités dévolus traditionnellement aux ministres, il a préféré la fonction de Haut commissaire aux solidarités actives, qui lui permet d'être quelque peu éloigné de l'arène politicienne.
Son excellente idée de Revenu de Solidarité active, il l'avait proposée au Parti socialiste à la veille de la présidentielle. Loin d'être idéologue et dogmatique, puisque Nicolas Sarkozy lui proposait de le mettre en oeuvre, il a dit "banco" et s'est mis à la tâche. Loin de tomber dans le piège qui lui était tendu, il a défendu avec ardeur, c'est peu de le dire, une mesure qui a mis du temps à s'imposer dans les rangs de la droite, mais qui aujourd'hui est quasi unanimement défendue.
Reste une inconnue de taille, le financement du RSA qui semble actuellement peser sur les classes moyennes et non sur les plus riches, dont certains sont amis du Président Sarkozy, mais cela c'est une autre histoire...
Martin Hirsh dit ne pas penser à l'avenir et à de prochaines fonctions. Je le crois. Son parcours montre qu'il ne court pas après le pouvoir et les honneurs...
Publié par gilleshuard à 22:58:17 dans Coup de coeur | Commentaires (0) | Permaliens
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