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En décidant que la France reviendrait dans le commandement intégré de l'OTAN, le Président N.Sarkozy a pris une décision lourde de conséquences. D'abord, pour une décision d'une telle importance, engageant la stratégie de défense de la France, il n'a pas choisit de s'appuyer sur la voie démocratique mais assumer seul une décision, encouragée par une UMP timidement divisée. Seuls quelques chiraquiens et villepinistes sont montés au créneau mais avec quelle crédibilité tant on sait les contentieux étaient grands entre les anciens hommes d'Etat et l'actuel Président. De même la gauche et même F.Bayrou n'ont pas réussi (mais comment le pouvaient-ils) à imposer un débat susceptible de remettre en cause la décision.
La France n'était pas attendue sur ce terrain. On connaissait son positionnement diplomatique et stratégique. Pour beaucoup à travers le monde, celui-ci est même attendu ; il est parfois le dernier rempart quand la démocratie est menacée ou que les libertés sont en danger. Cette décision de réintégration de la structure décisionnelle et opérationnelle de l'OTAN marque un tournant, elle rompt avec le consensus qui existait depuis une cinquantaine d'années entre la droite et la gauche française (c'est si rare !...). Etait-ce vraiment nécessaire ? Etait-ce le moment alors que les français sont plus inquiets et attendent le Gouvernement sur le thème de la crise économique ? Certainement pas.
Par ce geste, le Président veut seulement prouver à l'Amérique qu'il l'aime, risquant de rendre flou son message en direction du monde arabe et africain. A quoi bon alors ?...
Publié par gilleshuard à 21:08:42 dans Politique France | Commentaires (0) | Permaliens
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