Coup de gueule contre ces taxis, parisiens notamment, qui pratiquent ce qu'en économie on appelle un "abus de position dominante". Je ne les prends pas souvent, mais je viens d'avoir la désagréable expérience de taxis qui, en cours de soirée, décident des clients qu'ils souhaitent transporter en fonction de critères que l'on ignore à l'avance.
Loins du sympatique Samy Naceri, qui dans la série des "Taxi", est toujours disponible et au service des utilisateurs de son bolide, ces chauffeurs si peu consciencieux sont en train de tuer leur métier. Ou plutôt ils donnent du grain à moudre aux réformes en cours, qu'ils dénoncent pourtant, qui prévoient d'augmenter le nombre de taxi afin de répondre à la pénurie ambiante. Et pourtant, en pleine crise pétrolière, si l'on veut favoriser l'usage des transports collectifs (publics ou privés), il faut que leur nombre soit suffisant. Les naufragés et auto-stoppeurs nocturnes se réjouiront donc sans doute de ces réformes qui viendront je l'espère mettre un terme à ces pratiques si peu civiques et qui souvent la première image que les touristes étrangers ont de la France. Terrible...
Publié par gilleshuard à 08:32:26 dans Coup de gueule | Commentaires (0) | Permaliens
Ca y est : les bleus qui jouent désormais en rouge (cherchez l'erreur !) sont enfin au complet. Après une nuit qu'on devine difficile pour le sélectionneur, l'annonce a été faite ce jour avec plusieurs surprises : l'absence du 2ème gardien (Mickaël Landreau) et des attaquants (Djibril Cissé et Hatem Ben Harfa). A la place, Steve Mandanda et Bafetimbi Gomis leur ont été préférés. Pour ce dernier, c'est une grande satisfaction de voir un joueur qui apporte de la fraicheur et un petit je ne sais quoi de folie au jeu français (après avoir fait une brillante saison à Saint-Etienne), comme Franck Ribery l'avait fait lors de la dernière coupe du monde. Il a d'ailleurs fait une première sélection fulgurante en marquant deux buts magnifiques. Pour ceux qui les ont raté :
Quand on connait la qualité des 7 absents, on ne peut que constater et se féliciter de la qualité des joueurs français. A voir si ces choix auront été les bons. Pour ce qui me concerne je les partage.
Publié par gilleshuard à 21:09:27 dans Sport | Commentaires (0) | Permaliens
Ségolène Royale et Bertrand Delanoë, deux prétendants socialistes à la candidature à la tête du PS viennent de nous offrir un débat bien sympathique et sémantique sur le fait de savoir si l'on pouvait être socialiste et libéral ou si ces deux termes étaient incompatibles.
Le journaliste américain Ted Stenger disait hier sur RTL dans "on refait le monde" (que j'écoute quasi quotidiennement en revenant du travail) "C'est pour ça que je vis en France. C'est un spectacle sans avoir à payer le billet d'entrée..."
Plus sérieusement, j'y vois une source de satisfaction car les socialistes seraient enfin sur le chemin de la modernisation de leurs thèses et seraient sur le point, de vouloir, peut-être, semble-t-il, un jour prochain, accepter l'environnement qui régit notre pays depuis longtemps : l'économie de marché. J'ai l'air de blaguer, mais je pense que c'est un débat sérieux qui mérite d'être posé. Le libéralisme n'est pas mauvais en soi, qu'il soit politique ou économique. Comme en toute chose, il nécessite une régulation et un encadrement. La gauche française a toujours feint cette réalité lui préférant une idéologie étatiste à laquelle même ses voisins sociaux-démocrates européens ont tourné le dos. Elle en oublie volontairement que la régulation permet d'éviter les dérives du tout laisser-faire mais surtout elle permet d'assurer une certaine cohésion sociale en ne laissant pas de côté les moins armés dans un système qui n'en reste pas moins complexe et difficile.
Le débat plus que sémantique qui vient d'être ouvert montre que ce parti avance vers la voie de la rédemption, doucement, mais surement...
Publié par gilleshuard à 21:33:18 dans Politique France | Commentaires (0) | Permaliens
En décidant de primer, une fois n'est pas coutume, un film réaliste parlant du quotidien de jeunes issus d'un établissement classé sensible, le festival de Cannes vient de donner un coup de fouet au festival paillettes et stars auquel il nous avait habitué.
Un grand coup de coeur à ces jeunes acteurs le temps d'un film (et plus, qui sait) qui ont donné une image différente des quartiers, et pourtant bien réelle car c'est aussi cela les cités, des talents, des énergies positives, des sourires et des envies qui, comme les fleurs, ne demandent qu'à éclore. Je ne veux pas tomber dans les sentiments faciles mais simplement souligner la valeur qui se cache en chacun de nous et qui peut se révéler pour peu qu'on l'y encourage. Mais je n'en dirai pas plus puisque je n'ai pas vu le film...
Bravo aussi à ce cinéma français primé à Hollywood et qui remplit les salles pour un film populaire, et maintenant primé à Cannes ; cela montre tout le sens et toute la nécessité de défendre plus que jamais l'exception culturelle française et européenne...
Publié par gilleshuard à 19:31:47 dans Coup de coeur | Commentaires (0) | Permaliens
Retour de la traditionnelle soirée Eurovision que je regarde toujours avec attention (voir mon billet précédent). Pour cette 53ème édition très réussie, on est plutôt revenu aux classiques de l'Eurovision (certains le regretteront) après 2 ou 3 ans où, je le dois le dire, c'était plutôt du "n'importe quoi". Ainsi, les hard-rockers finlandais (à l'image de Hordi qui l'avait emporté) n'ont pas convaincu, de même que le dindon irlandais qui n'a pas passé le cap des demies-finales ; seuls rescapés l'improbable chanteur espagnol et le groupe de pirates de Lettonie. On n'a quand même observé quelques morceaux tendance "tecktonik" qui dénotent toujours de certains chansons kitchs et quelque peu mièvres.
J'ai particulièrement aimé les chansons interprêtées par la Turquie (rock), le Portugal (ballade inspirée du fado), la Serbie et la Croatie (d'inspiration slave), Israël (et sa langue superbe) mais aussi la chanson moderne de la Suède bien qu'assez classique à l'Eurovision, et évidemment la France, chauvinisme mis à part, qui avec Sébastien Tellier proposait une chanson différente, à la tonalité pop-électro minimaliste, certes en anglais, avec une chorégraphie sobre mais originale ; même les chansons lui ont rendu hommage, c'est tout dire (!). Mais ça n'a pas été suffisant, la France termine encore dans la 2ème partie du tableau (19ème) mais nous n'avons pas à rougir de la prestation de notre représentant :
Comme toujours, et pourtant le réglement avait changé et 2 demies-finales devaient permettre d'éviter le phénomène insupportable des votes "régionaux" qui font souvent primer la géopolitique sur la qualité musicale des chansons. Ceci peut difficilement être évité, sauf à exclure du vote les pays éliminés de la demie-finale.
Le vainqueur, Dima Bilan, pour la Russie, l'a emporté alors que son pays a fini souvent dans les 5 premiers de l'Eurovision depuis quelques années, lui-même avait terminé 3ème il y a deux ans. Sa prestation en vidéo :
1. Russie (272)
2. Ukraine (230)
3. Grèce (218)
4. Armenie (199)
5. Norvège (182)
6. Serbie (160)
7. Turquie (138)
8. Azerbaïdjan (132)
9. Israël (124)
10. Bosnie-Herzegovine (110)
11. Georgie (83)
12. Lettonie (83)
13. Portugal (69)
14. Islande (64)
15. Danemark (60)
16. Espagne (55)
17. Albanie (55)
18. Suède (47)
19. France (47)
20. Romanie (45)
21. Croatie (44)
22. Finlande (35)
23. Allemagne (14)
24. Pologne (14)
25. Royaume-Uni (14)
J'ai regretté l'absence des Pays-bas aux musicalités orientales, la chanson jazzy de Moldavie, la traditionnelle chanson de Chypre, et la géniale et très électro chanson de Bulgarie.
Publié par gilleshuard à 22:48:21 dans Télévision | Commentaires (0) | Permaliens
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