"Le temps qui court..." c'est le nom que j'ai choisi pour illustrer une nouvelle rubrique de ce blog. Plus personnelle, une fois n'est pas coutume, j'ai choisi sans manquer de pudeur (enfin j'espère) de parler de projets, de mes envies, de mes attentes, de mes regrets, non pas manière régulière, mais de temps en temps, au fil du temps, faire une sorte de photo du moment présent, de là où j'en suis dans mon parcours, mes recherches, ma quête du temps...
Publié par gilleshuard à 22:20:20 dans Mon Blog | Commentaires (0) | Permaliens
En matière de droits de l'homme l'essentiel n'est pas de participer mais d'avoir des idéaux, des valeurs, des convictions et de s'y tenir.
Je me rappelle le discours mémorable de Nicolas Sarkozy sur les droits de l'homme, prononcé le 13 mars 2007, il y a donc un peu plus d'un an, durant la campagne présidentielle. J'avais admiré ses mots qui disaient :
" Les droits de l'homme sont, pour toutes les démocraties du monde, à la fois un point de départ et un horizon qui se déploie toujours devant eux. La France ne fait pas exception, et il appartiendra au prochain président de lui faire franchir de nouvelles étapes dans la préservation et la conquête des libertés.
Je veux être le Président d'une France qui se sente solidaire de tous les proscrits, de tous les enfants qui souffrent, de toutes les femmes martyrisées, de tous ceux qui sont menacés de mort par les dictatures et par les fanatismes. Le Darfour est un scandale inacceptable, la Tchétchénie une horreur, les infirmières bulgares en Lybie, une barbarie, Ingrid Bettancourt dans la jungle colombienne une tragédie. Président de la République, je ne me taierai pas devant ces insultes aux droits de l'homme.
Je ne passerai jamais sous silence les atteintes aux droits de l'homme au nom de nos intérêts économiques. Je défendrai les droits de l'homme partout où ils sont méconnus ou menacés et je les mettrai au service de la défense des droits des femmes."
Certes, il y eut son implication dans la libération des infirmières bulgares ou sa contribution à faire pression pour la libération d'Ingrid Bétancourt, mais son attitude concernant la Chine, et notamment ses relations avec le Tibet, efface presque tout le reste. C'est une claque aux droits de l'homme qu'il vient de donner en annonçant discrètement, par un communiqué, qu'il se rendrait à la cérémonie d'ouverture des J.O. à Pékin. Alors qu'il n'hésite pas à défendre et marteler ses prises de positions, cette fois il reste discret, preuve qu'il n'est pas à l'aise. Et le fait qu'il préside l'Union européenne qui doive l'amener à privilégier un certain consensus n'excuse rien.
Pire, l'avertissement, voire l'intimidation faite par l'Ambassadeur de Chine en France en cas de réception du Dalaï Lama, a le goût de l'humiliation et renvoie à une réalité : Sarkozy n'est pas Chirac, qui sur ce point (même si on pouvait lui repprocher beaucoup de choses par ailleurs) n'aurait jamais laissé la France subir un tel affront. La France peut donc se laisser mener par le bout du nez par la Chine alors que l'Allemagne et la Grande-Bretagne restent droits dans leurs bottes.
Espérons comme l'a dit Jack Lang qu'il profite de sa présence en Chine pour réafirmer les valeurs et positions de la France et de l'Europe en faveur des droits de l'homme. Rien n'est moins sûr...
Publié par gilleshuard à 22:04:28 dans Politique France | Commentaires (0) | Permaliens
Malgré la polémique naissance et mal placée à l'encontre d'Ingrid Bétancourt si son omni présence dans les médias depuis 3 jours, en dépit des propos stupides d'une Ségolène Royale qui a affirmé que le Président Sarkozy n'était pour rien dans la libération d'Ingrid alors que l'ensemble de la classe politique reconnaissait que la pression constante du Président de la République était certainement à l'origine de la mobilisation sans précédent pour les otages colombiens (elle n'a décidément pas la stature de la fonction présidentielle à laquelle elle osait prétendre !), malgré ce climat qui donne parfois envie de vaumir (passez-moi l'expression...), je préfère retenir l'image et les propos d'une femme charismatique, courageuse, engagée, fidèle qui a donné une bouffée d'air, de simplicité et de joie dans ce monde souvent triste et compliqué. Nous avons vécu durant les quelques heures de sa libération en Colombie, puis de son arrivée en France une sorte de communion, de grace, d'harmonie collective, d'union sacrée autour de son histoire, des retrouvailles avec ses proches, et de son message proclammé avec force. Quel charisme !...
Publié par gilleshuard à 21:19:54 dans International | Commentaires (2) | Permaliens
C'est une grande émotion qui me gagne ce soir avec la libération d'Ingrid Betancourt. Après 6 ans de captivité dans la forêt colombienne dominée par les Farc. La libération de l'otage franco-colombienne ainsi que de trois otages américains et onze militaires colombiens a pu être réalisée grace à l'armée colombienne. Malgré une attitude parfois discutable et souvent décriée du Président Uribe, il s'agit là d'une véritable réussite pour la stratégie du Chef d'état colombien.
Je n'oublie pas que des milliers d'otages sont toujours emprisonnés en Colombie et partout dans le monde. Ne les oublions pas !...
Publié par gilleshuard à 00:02:40 dans International | Commentaires (1) | Permaliens
Le Président Sarkozy serait-il en train de perdre ses nerfs ?
Voilà une des raisons qui m'a amené à réagir (je pense avec lucidité) lors de mon vote durant le second tour de la Présidentielle. Nous l'imaginions ainsi, Nicolas Sarkozy l'a fait. D'ailleurs nous ne faisions pas que l'imaginer ; lors de son passage au Ministère de l'Intérieur, nous avons déjà tous collectivement éprouvé ses prises de position provocatrices qui apparaissent alors comme le fait de dire tout haut ce que la plupart des français pensaient tout bas. Certes ce n'était pas faux, mais dès lors, pour en faire quoi ?...
Si l'on admirait son volontarisme à toute épreuve, sa capacité à affronter les problèmes et à parler vrai (trop parfois), nombreux étaient ceux qui, déjà, ne voyaient pas en lui le Président capable de se placer au-dessus des luttes politiciennes, d'intégrer le costume de son nouveau statut, de . Il ne nous a pas déçu.
N.Sarkozy a ouvert de nombreux chantiers et mis en marche de nombreuses réformes, dont certaines étaient absolument nécessaires. L'opposition socialiste n'a d'ailleurs pas fait preuve d'une opposition virulante, tant elle est divisée sur les personnes et les idées, c'est entendu, mais également parce qu'elle en approuvait le plus souvent le bien fondé. Cela c'est pour le positif.
Habile, il a trompé tout le monde en lançant l'artifice de l'ouverture qui n'en est finalement pas une puisque tous ceux qui l'on rejoint sont contenus dans le périmètre de la parole qu'on veut bien leur laisser exprimer. Mais aujourd'hui il ne fait pas illusion même s'il dit avec la même force qu'hier, le contraire de ce qu'il promettait durant la campagne.
Très people et clinquant du soir de sa victoire jusqu'à présent avec sa femme de chanteuse, il agace, il ennerve, il déçoit. Mais en arborant de manière ostansible un ton arrogant, parfois suffisant, qui tranche avec ses partenaires Chefs d'Etat européens et étrangers, il met en péril les positions de la France dans le monde, ce qui est grave ; d'autant plus au démarrage de la Présidence française de l'Union européenne.
Dernier exemple en date, après ne pas avoir caché son agacement et ses dissensions vis à vis de son premier ministre, il s'est inutilement mis à dos le milieu militaire en stigmatisant publiquement les "incompétences" de l'armée, suite à l'incident de Carcassonne il y a quelques jours. De même, dans le cadre de la réforme de l'audiovisuel public, il a stigmatisé les contenus des programmes de France télévision les jugeant identiques à ceux du privé.
La réaction de Patrick de Carolis, fut autant tempérée dans la forme que vive dans le contenu en jugeant le propos de "faux, stupides et injustes". Voilà qui était surprenant, courageux et exact.
Le Président est omnipotent. Devrons-nous bientôt lui rendre hommage pour la qualité des programmes de télévision qu'il aura lui-même concocté ? Rien n'est moins sûr mais on peut s'interroger sur sa volonté à s'intéresser à tout, à prendre des décisions sur tout. Plus que de décevoir, cela sera certainement inefficace. Mais surtout cela m'apparaît être dangereux pour la Démocratie. A suivre...
Publié par gilleshuard à 23:35:08 dans Politique France | Commentaires (0) | Permaliens
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