Vidéo où l'on voit mon ami Nicolas Perruchot, le Député-Maire de Blois, parler de François Bayrou qu'il soutient aux Présidentielles, sa rencontre, les convictions qui leurs sont communes...
Publié par gilleshuard à 19:34:44 dans Présidentielle 2007 | Commentaires (0) | Permaliens
Qu'est-ce qui guide Ségolène ? On n'y voit pas très clair. Un peu en panne de popularité dans les sondages (mais que sont des sondages ?), voilà qu'elle vient chercher l'arrière garde du Parti socialiste alors qu'elle souhaitait apparaître comme incarnant une nouvelle manière de faire de la politique. Ses déboires successifs, ses gaffes à répétition, les attaques dont elle à fait l'objet (il faut bien le dire) ont mis sa campagne en mauvaise posture... dans les sondages. Elle met donc de côté tout ce qui avait fait sa force jusqu'à présent, son indépendance, sa capacité à rassembler au-delà du seul Parti socialiste, sa modernité, pour revenir aux vieilles recettes trop connues, le rassemblement des éléphants autour de leur candidate. Il y a fort à parier que nombre d'électeurs vont être perturbés... A suivre.
La vidéo ci-dessous fait la compilation de séquences certaines insolites, d'autres sérieuses où l'on voit Ségolène Royale telle qu'elle est pour ceux qui la connaissent à la tête de la Région Poitou-Charentes... Ca laisse rêver.. Et ça veut être Présidente de la République ?
Publié par gilleshuard à 20:45:38 dans Présidentielle 2007 | Commentaires (1) | Permaliens
Après être resté plusieurs années dans les starting blocks, Nicolas Sarkozy est sorti officiellement du bois le 14 janvier dernier lors du Congrès de l'UMP, avec un discours qui se voulait fondateur de sa campagne, et il l'a été. Il a développé à la fois une vision et un programme complet entrant dans des détails que les gardiens du temps auraient bien vouloir sortis de son discours.
De même, après avoir réussi à imposer sa candidature tout d'abord face aux éléphants du Parti socialiste, Ségolène Royale a tenté de l'imposer face aux multiples autres candidats de la gauche définitivement très plurielle, y parvenant en partie en réussissant à rallier à elle JP Chevênement et C.Taubira. Mais ses diverses erreurs ou graffes ont affaibli sa posture présidentielle et l'on se sait pas, par ailleurs, si l'axe fort de sa stratégie de campagne, une démarche courageuse mais risquée, la consultation des militants sera au final payante à défaut de surprendre voire d'attirer la sympathie. Elle semblait jusqu'à ce dimanche 11 février en retrait, inéfficace, en quête d'une popularité qui l'avait portée en début de campagne tant elle apparaissait incarner un renouveau, un nouvel état d'esprit.
Dimanche, il s'est effectivement passé quelque chose : elle n'a ni chuté, ni brillé, excepté lors de ce petit couplet bien émouvant bien que maternaliste qui sonnait bon vieille France. En revanche elle a apporté un éclairage précis sur son programme, précis, très précis allant de la bonne déclaration d'intention à la mesurette... un vrai catalogue de mesures, qui la fait sortir largement de la posture que l'on espère voir adoptée par tout candidat aux plus hautes fonctions de l'Etat.
Si elle a bien débuté en évoquant la dette de l'Etat que supporteront les générations qui viennent et qui plombe notre économie depuis et pour encore très longtemps, elle n'a pas dit comment elle comptait la juguler et ainsi se mettre en cohérence avec sa "semble-t-il" bonne intention. Et la suite de son discours n'a été que déclinaison de l'ensemble des propositions qu'elle souhaite mettre en oeuvre une fois élue durant son quinquennat ; des propositions souvent généreuses, très positives pour les destinataires, l'électorat de la Gauche ; de leur côté les classes moyennes s'intérrogent, seront-elles une fois de plus les dindons d'une farce qui n'a que trop duré.
Quand va-t-on enfin sortir de cette surenchère permanente qui fait les candidats à l'élection présidentielle promettre toujours et encore plus sachant qu'ils n'auront pas la capacité de tenir l'ensemble de leurs promesses, à moins et là c'est grâve, d'accroître la dette de notre pays ?
La croissance me dites-vous ? Effectivement c'est le moyen miracle que la candidate socialiste a trouvé pour financer ses nombreux projets. C'est bien connu il suffit de la décréter pour que la croissance soit au rendez-vous !
Trève de plaisanterie, si les candidats ne reviennent pas à la raison, il est fort à parier que cette élection, qui devait être porteuse d'espoir de changements profonds de notre société, aura loupé une occasion de se réformer afin de faire profiter le plus grand monde des bienfaits de la solidarité nationale, dans une économie maîtrise, un pays allant de l'avant, porteur de projets et de dynamisme, porteur d'avenir pour les plus jeunes...
Si cette surenchère ne coûte rien aujourd'hui, et si elle ne coûte pas l'élection à l'un de ces candidats, elle risquera de leur coûter de lourdes déconvenues pour les années à venir...
Publié par gilleshuard à 20:24:39 dans Présidentielle 2007 | Commentaires (0) | Permaliens
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Dans un ouvrage intitulé "Orthographe, à qui la faute?" qui sort prochainement, Danièle Manesse et Danièle Cogis, spécialistes en sciences du langage, montrent que si le niveau d'orthographe des élèves a baissé depuis 20 ans, il est meilleur qu'au 19ème siècle ! Vous vous rendez compte ? ouf, on est rassurés ! C'est à partir d'une étude réalisé auprès de 3 000 élèves du CM2 à la classe de 3ème à partir d'une dictée proposée au 19ème siècle, que l'étude à pu tirer cette conclusion par comparaison à un échantillon équivalent, qui a fait la même dictée en 1987. Ce texte avait été soumis à des élèves du même âge en 1873. Ces pseudo-pédagogues nommés "experts" et qui semblent faire foi dans le milieu, proposent une solution afin de remédier aux conclusions de l'étude qui semblent, tout de même faire problème. A ce moment là, on s'attend à une nouvelle vision du rôle de l'école, ouverte sur son environnement, transmettant les valeurs du vivre ensemble (... etc. tout ça ça fait bien, c'est très branchouille), mais avant tout et surtout donnant les bases permettant de s'adapter et s'intégrer à la société par la connaissance des outils fondamentaux que sont le fait de savoir lire, écrire et compter. Eh bien non, la réforme révolutionnaire qui va permettre d'éviter à toute une génération d'être exclue de la société par la non-connaissance de ces savoirs fondamentaux ... c'est de simplifier l'orthographe ! Quelle idée de génie ! | |
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Un autre pseudo-expert, André Chervel, explique la baisse du niveau par la multiplication des fautes de grammaire. Pour sortir de cette situation, il propose trois pistes de réforme de l'orthographe: généraliser les pluriels en s (bijous ou agneaus à la place de bijoux et agneaux), supprimer les lettres grecques (y remplacé par i, par exemple dans système ou tyran) et supprimer les consonnes doubles qui ne servent pas à la représentation phonétique du mot (comme devenant come ou nourriture devenant nouriture).
Voilà où en est la réflexion des spécialistes de l'éducation ...! On est tombé très bas.
Si l'éducation doit être une priorité, c'est afin d'atteindre un niveau d'excellence minimal, en élevant la population vers ce qui constitue le socle commun et minimal de la connaissance, certainement pas en baissant le niveau global de la connaissance... |
Publié par gilleshuard à 09:44:02 dans Société | Commentaires (1) | Permaliens
Le procès qui se déroule en ce moment est passionnant. Je veux parler bien entendu du procès qui oppose le Conseil français du culte musulman au journal Charlie Hebdo représenté par son rédacteur en chef. Passionnant ?! Oui à différents niveaux.
Certains ont dit qu'il était honteux qu'un organe de presse se trouve devant un tribunal au nom de la liberté d'expression. C'est défendable. De ce point de vue, je pense qu'effectivement la liberté d'expression, dans toute démocratie qui se respecte, la presse doit être libre d'exercer son rôle, qui est non pas de manipuler le peuple, mais de l'éclairer, de lui permettre de se forger un esprit critique. Les articles, les éditoriaux, les dessins humouristiques permettent à chacun de se forger sa propre opinion.
Effectivement cela ne fait pas toujours plaisir. Cela peut paraître parfois difficile à intégrer, en particulier lorsque l'on fait l'objet de la caricature. Mais un principe doit gouverner en la matière c'est l'humour. En regardant de près le dessin qui a fait l'objet du procès, force est de constater que ni le dessin ni le texte ne sont drôles.
En portant cette affaire devant la justice, suscitant de fait le débat public sur la liberté d'expression et, fait rare, le soutien de la plupart de la classe politique française au journal, le CFCM a joué contre lui et perdu d'avance son combat. Non seulement il n'aura pas gain de cause, mais il aura permis d'affirmer de manière très forte un principe républicain qui aujourd'hui, on l'a vu, fait consensus. L'église catholique qui a longtemps agis de même l'a bien compris et est aujourd'hui beaucoup plus discrète voire silencieuse lorsqu'elle est en désaccord avec des écrits ou dessins critiquant sa foi.
Ce qui est positif dans ce procès, c'est que le conflit soit tranché dans un tribunal, pas dans la rue, pas par des voitures brulées ou autres manifestations de colères qui ne font que diviser les français. Je peux me tromper, mais il me semble, et les sondages le montrent souvent, que l'idéal républicain fait de plus en plus consensus. La religion doit rester dans la sphère privée, elle ne saurait influencer ce qui nous rassemble, la sphère publique et finalement la nation.
Publié par gilleshuard à 22:38:50 dans Contre l'intolérance | Commentaires (0) | Permaliens
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