Est-il si terrible d'être fidèle à ses valeurs et ses convictions que l'on doive se taire au risque d'être accusé de traitrise ou de compromission ?
C'est bien là tout le débat auquel les membres de l'UDF sont confrontés depuis l'entre-deux tours de la présidentielle. Le Conseil national qui s'est réunit se matin, où je n'ai malheureusement pas pu aller ("la France qui se lève tôt" !), a fourni quelques éléments de réponse. Un soutien massif à la position de son Président François Bayrou, qui doit, comme nombre d'élus partout en France, subir toutes les pressions inimaginables de la part des partisans de la pensée unique.
Eh oui, la défection de 23 des 29 députés UDF au Mouvement démocrate souhaité par François Bayrou, pose question. Mais elle ne doit en aucune façon remettre en cause le choix fait par le 3ème homme de la présidentielle qui, fort de ses 7 millions d'électeurs qui se sont portés sur son nom, souhaite contribuer à la rénovation de la vie politique française et rester fidèle et loyal à ses positions durant la campagne.
Evidemment il y a plus urgent, l'action du nouveau gouvernement au service de la nation. Mais celle-ci sera plus efficace s'il existe un pluralisme politique source d'action publique collective et non d'affrontement stérile entre une majorité omnipotente et une opposition absente des instances démocratiques qui n'a d'autre alternative de s'exprimer par la rue.
Le pluralisme politique c'est donc tout l'enjeu de la réussite des cinq ans qui viennent. Elle doit contribuer à apaiser un climat lourd après l'élection d'un Président largement et démocratiquement élu, mais qui bénéficie d'une image cultivée source de division entre les français, alors même que sa fonction est d'abord d'unir le peuple pour mieux le représenter.
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Publié par gilleshuard à 00:55:28 dans Politique France | Commentaires (0) | Permaliens
Proche vocalement de Freddie Mercury, avec un univers musical très large mélant lyrisme et pop, Mika est le nouveau chanteur du moment que l'on voit de plus en plus sur les plateaux de télé. En plus il est sympa, humble et parle un très bon français. Une musique rafraichissante à découvrir...
Mika est né à Beyrouth au milieu des années 80, Mika quitte son pays natal, alors en guerre, pour rejoindre Paris avec toute sa famille. Puis il part à Londre avec ses parents où il développe sa passion pour la chanson qui ne se démentira jamais.
Son site officiel : http://www.mikasounds.com/uk.php
Publié par gilleshuard à 11:34:00 dans Musique - Spectacles | Commentaires (0) | Permaliens
Plus que l'élection de Nicolas Sarkozy comme Président, le 2nd tour de la présidentielle restera comme le déclancheur d'une vrai recomposition politique en France.
Dans les esprits depuis longtemps, la rénovation du PS est engagée. Déjà avant le 1er tour, Michel Rocard et Bernard Kouchner avaient appelé à une alliance des socialistes et du centre.
Le 22 avril, Bayrou arrive 3ème du 1er tour avec 18,5% ; le Parti socialiste avec peu de réserve de voix à gauche est obligé de se tourner à sa droite afin d'espérer pouvoir être élu. Ségolène Royal ouvre la voix en proposant un débat à François Bayrou censé permettre aux électeurs centristes de se déterminer (... en sa faveur). Bayrou accepte la main tendue sans renier ses convictions. Le débat lui donnera raison.
Mais cette stratégie ne plait pas parmi les élus centristes, en particuliers les parlementaires. A coup de pressions, 22 d'entre eux se rallient à Nicolas Sarkozy.
Aujourd'hui, avec la large victoire de Sarkozy, l'UMP veut une nouvelle fois créer LE parti unique de la majorité. La méthode : une charte de soutien à la majorité présidentielle. Un vrai piège bien imaginé : tous ceux qui la signeront et s'engageront à la respecter (donc ne pas jouer leur rôle de parlementaire) n'auront pas de candidat de la majorité face à eux donc leur élection sera facilitée. Qu'ils soient ou non l'intérieur de l'UMP n'y changera rien, ils seront liés pour l'avenir.
Ce qui me choque le plus, c'est que ceux-là même qui dénonçaient le bi-partisme à la française, la pensée unique, qui rendaient hommage à la stature d'homme d'Etat et les positions courageuses de François Baryou, sont les mêmes qui aujourd'hui reviennent sur leur parole et tirent sur leur leader. Affligeant. Sans doute est-ce cela la real politique. Si c'est la rupture que veut imposer Sarkozy dans les méthodes et dans les pratiques politiques, c'est raté.
Si effectivement, la stratégie de François Bayrou peut surprendre tant elle est risquée ; elle est fidèle à ce qu'il dit depuis 5 ans : il faut changer le système de lutte d'un camp contre un autre qui est stérile. L'ont-ils déjà oublié ? Non, mais ils veulent avant tout être réélus et pour certains, ils n'ont pas accepté de ne pas être consultés sur cette stratégie de second tous. Nul n'est prophète en son pays...
Personnellement, je ne vois pas d'obstacle à travailler avec les représentants d'une gauche réformée et ouverte, tout comme d'une droite ouverte et tolérante. C'est une question de convictions et de valeurs. Et la force des convictions n'a rien à voir là-dedans, François Bayrou l'a bien montré. Je n'ai jamais pensé que tout était noir ou blanc, bien ou mal, ce n'est pas aujourd'hui que cela va commencer. C'est sans doute cela le centre...
Publié par gilleshuard à 11:16:37 dans Politique France | Commentaires (0) | Permaliens
En tant que démocrate, je ne peux que constater l'élection de Nicolas Sarkozy à plus de 53% mais surtout, avec 83,97 % de participation près de 19 millions de français qui se sont portés sur son nom, soit plus qu'aucun Président français, y compris le Général de Gaulle, si l'on enlève le cas particulier de l'élection de 2002.
Démocrate, je souhaite que le nouveau Président réalise les nombreuses promesses faites. Et elles sont nombreuses, trop sans doute, et je demande à voir maintenant si le dynamisme et le volontarisme de N.Sarkozy suffira à mettre en oeuvre les réformes faites. Mais par dessus tout, je souhaite qu'il le fasse dans un climat serein appaisé, qu'il n'oppose pas les français les uns aux autres. Au soir du premier tour, il a effectivement fait un discours d'unité et rassembleur ; dont acte. A suivre si son attitude sera la même par la suite.
Aussi comme démocrate, je ne peux que condamner avec la plus grande fermeté les casseurs et nombreux manifestants qui veulent en découdre face à la police. Peut-être d'extrême gauche, ce sont à coup sur des ennemis de la démocratie. Leur méthode montre leur peu d'intelligence puisque cela ne fera que conforter les partisans du tout répressif et finalement Sarkozy.
Mais je souhaite aussi que les parlementaires élus dans la nouvelle majorité présidentielle en juin prochain ne soient pas des godillots, qu'ils constituent certes une majorité stable, mais qu'ils gardent leur liberté d'amendements et de vote, ce qui ne s'était pas passé depuis 5 ans, et a amené l'UDF à adopter son positionnement courageux et libre. Elle soutenait les projets allant dans le bon sens et votait contre les projets qui ne lui convenait pas. Je souhaite qu'elle continue à le faire. Je souhaite aussi que l'opposition ait toute sa place dans le débat démocratique.
Aussi comme démocrate, je serai un citoyen vigilant, fidèle à ma famille politique, et prendrait fait et cause pour le nouveau mouvement créé par François Bayrou, un parti au centre du système politique, équilibré dans ses propositons, ouvert et respectueux des personnes...
Publié par gilleshuard à 10:26:57 dans Présidentielle 2007 | Commentaires (0) | Permaliens
On craignait un débat où il ne se passerait rien, comme en 1995, cette fois il n'en a rien été.
Ségolène Royal, mordante dès le début du débat, peut-être pour compenser une fragilité dans les dossiers économiques mais surtout le grand écart qu'elle effectue entre l'extrême gauche et le centre. Au point que, étonnamment, Nicolas Sarkozy a eu du mal à placer ses propositions à tord parfois techniques face aux formules souvent faciles et séduisantes de sa concurrente qui a aimé jouer les donneuses de leçon de bonne gouvernance. Cherchez l'erreur !
Les débattants se sont tous deux présentés comme défenseurs du monde de l'entreprise, de la lutte contre la dette, de la suppression de la technocratie, ... une conversion nouvelle pour la candidate socialiste, c'est heureux, un peu tardive sans doute et si peu crédible.
Ségolène Royal a bien révisé ses fiches sur le nucléaire, du vrai bachotage, elle aurait dû en faire de même durant la campagne au sujet de l'arsenal militaire ! Ce n'est pas très grave de ne pas tout savoir d'un point de vue technique, mais mieux vaut ne pas donner de leçon tant qu'on n'est pas soi-même irréprochable. Très à l'aise sur les questions d'éducation, on peut tout de même s'interroger sur le financement du catalogue de toutes ses mesures...Pour le reste, un débat relativement équilibré, chacun a défendu ardemment ses positions, Nicolas Sarkozy a en un sens gagné ce débat dans la mesure où il est resté calme face à une candidate qui a cherché à le déstabiliser à plusieurs reprises ; mais a perdu en ne réussissant pas à imposer ses vues et obtenir les précisions demandées à son opposante.
Ségolène Royal a perdu le débat dans le sens où elle n'a pas montré le sérieux de sa candidature étant plus en situation d'attaque, de simulation de colère visant à montrer une facette noire de son contradicteur ; elle a gagné en montrant une force de caractère et de détermination et en récupérant (on peut l'imaginer) une partie de son électorat qui s'en était parti voter pour François Bayrou, à coup de mesures de gauche très classiques, en revanche, elle a sans perdu dans le même temps l'électorat de ce dernier qui espérait sans doute voir le visage d'une réformiste et moderne. Dommage.
On a bien senti deux personnalités, deux styles. On regrettera parfois les imprécisions sur les programmes, les incohérences, notamment du côté de Ségolène Royal.A noter la conclusion mieux préparée de Ségolène Royal concluant en tentant de charmer une dernière fois son audience avec un large sourire, voulant être la Angela Merkel française, en référence à la chancelière allemande de droite qui gouverne avec les socio-démocrates, un appel sans doute aux électeurs de François Bayrou. C'est bien essayé ...
On appréciera le calme déployé par Nicolas Sarkozy bien que parfois au bord de craquer. Cela semble être une nouveauté. Ce qui semble paraître étonnant est-il sincère ? Rien n'est moins sûr. Un débat qui n'aura sans doute pas convaincu les plus indécis.
Publié par gilleshuard à 00:08:38 dans Présidentielle 2007 | Commentaires (0) | Permaliens
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