Ségolène s'est-elle fait piégée par la vidéo tournée lors d'une
réunion de militants socialistes où elle s'exprimait sur le temps de
travail des enseignants ? Sans doute, même si elle en assume le contenu
(difficile de faire autrement !). Cette vidéo entachera-t-elle sa
candidature ? Il est trop tôt pour le dire.
Mais surtout,
assiste-t-on là à nouvelle forme de débat publique qui passerait par
une transparence absolue de l'ensemble des propos, attitudes, publics
ou privés, des femmes et hommes publics ? Peut-être. Cette nouvelle
forme serait-elle de nature à améliorer la qualité du débat, amenant
les politiques à se focaliser sur les questions essentielles ? Rien
n'est moins sûr.
L'intérêt de cette diffusion libre de propos tenus
pourrait être de mieux connaître ce que les politiques pensent, sans
l'intérmédiaire des journalistes ou plus largement des médias qui
assurent un filtre (nécessaire ?) à la diffusion de l'information. Mais
si ce type de pratique s'etend il y a fort à parier que du coup, les
personnages publics ne se laisseront pas piégés au risque d'édulcorer
leurs propos, devenir méfiants sur leurs interlocuteurs, voire enlevant
tout le naturel (c'est déjà rare) qui en fait finalement des gens
"normaux".
Or, n'est-elle pas là la richesse du débat :
pourvoir échanger librement, sur tous les sujets, sans tabou, ni sans
concession, aller au bout des choses, quitte à revenir sur ce qu'on
aurait pu penser et dire quelques minutes auparavant. Ce n'est pas les
propos contenus, voire convenus, la langue de bois ... ça on connaît
déjà.
Publié par gilleshuard à 20:36:38 dans Présidentielle 2007 | Commentaires (0) | Permaliens
Après quelques jours passés en Angleterre, je suis content de
retrouver mon blog préféré (!). A Londres, j'ai retrouvé mon ami Piotr,
un polonais mariéà une anglaise, que je connais depuis maintenant 15 ans.
Nous
avons une discussion de fond qui m'a laissé perplexe. Pourquoi ? son
refus d'admettre que l'on puisse avoir une identité qui nous est
donnée, comme un patrimoine, que l'on peut détester, ne pas reconnaître
ou au contraire accepter et vivre pleinement. Selon lui, ce que l'on
est n'est pas forcément définitif. On peut se conditionner en se
forgeant une certitude que
ce que l'on veut est plus fort que ce
qu'on est ; une sorte d'"auto-lavage de cerveau" ou de formatage
volontaire de son être (non de son esprit). Cela me parait très
dangereux car ce serait donner caution (ou pour le moins accorder une
reconnaissance scientifique) au régime nazi qui durant la seconde
guerre mondiale, effectuait des tortures (lobotomies...) aux
homosexuels notamment en se basant sur l'idée que l'identité vient de
la volonté ou de la consitution physiologique de
chaque individu.
La
nuance est bien là, ce que l'on est voire "ce que l'on naît" n'est pas
issu de ce l'on pense, souhaite ou décide, mais de notre être absolu,
notre existant. Si comme disait Descartes "Je pense donc je suis", il
convient donc de prohiber cet adage comme illustration de la volonté
comme constituant de l'identité. Celui-ci signifie plutôt que parce que
l'homme est intelligent (en principe !), il est "doué deraison", alors il existe (est).
Dès lors, on ne choisit pas ce que l'on est, ni de couleur, ni
homosexuel, ni grand ou petit. Tout comme, on ne choisit pas la manière
dont cette différence vécue en minorité dans des contextes particuliers
peut nous atteindre dès lors que la majorité en fait une source de
rejet, au plus peut-on trouver des lieux de ressourcement, des espaces
où vivre cette différence en
toute sérénité ; c'est là malheureusement qu'apparait l'esprit communautaire.
A suivre... J'attends vos réactions
Publié par gilleshuard à 21:06:17 dans Identité | Commentaires (0) | Permaliens
S'il a vu l'émission diffusée hier et ce soir sur
France 2 retrançant son parcours politique, les oreilles de Jacques
Chirac on dû siffler.
On y a vu le parcours d'un chacal de la politique, un tueur, écrasant
ses adversaires (qu'on semble voir plus encore parmi ses amis) que ses
amis eux-mêmes. Un portrait au vitriol qui laisse dans les mémoires les
nombreux succès politiques lors des multiples échéances et combats
partisans, mais surtout les nombreux échecs dans son exercice du
pouvoir. Une personnalité complexe, qui a souvent fait le grand écart
entre les discours et les actions, les promesses et les réalisations.
On l'a vu tantôt libéral, tantôt (dans le discours social), aux côtés
de Sadam Hussen et des plus grands dictateurs dans les années 70 et aux
côtés des grands démocrates dans les années 90 et 2000. Le surnom de
"super menteur" dont il a été affublé par les Guignols de l'info lui va
très bien quand on revoit sa promesse de mai 2002 d'unir et de servir
tous les français...
Malheureusement, bien que passionnant et très bien fait, je crains que
ce documentaire ne fasse que renforcer chez les
sceptiques de la politique le syndrome "tous pourris" ce que je suis
loin de penser ... à moins que cela ne nous appelle à une encore plus
grande vigilance vis à vis des futurs candidats aux prochaines
échéances auquel cas l'espoir serait sauf. A vous de voir...!
Publié par gilleshuard à 23:04:41 dans Télévision | Commentaires (0) | Permaliens
Le deuxième débat des candidats socialistes à l'investiture pourPublié par gilleshuard à 22:48:37 dans Présidentielle 2007 | Commentaires (0) | Permaliens
C'est la série évènement de la rentrée. Ce feuilleton raconte l'histoire de Michael Scofield (inteprété par Wentworth Miller)
qui décide de se faire incarcérer afin de faire évader du pénitencier d'état de Fox River où son frère Lincoln (alias Dominic Purcell) est emprisonné et où il attend d'être exécuté. Innocent, Lincoln est victime d'un complot des plus hautes sphères du pouvoir, organisé par la Vice-Présidente des Etats-Unis.
Cette série est géniale. Elle met en avant différentes dimensions : les relations familiales, le pouvoir, l'univers carceral, la peine demort...
Au delà de la qualité des prestations des acteurs, la personnalité la plus attachante, complexe et mystérieuse à fois est celle de Michal Scofield, prêt à tout pour sauver son frère, faisant preuve d'une grande intelligence, manie avec brio les relations avec ses co-détenus, sait séduire le médecin de la prison... bref du grand art. Chaque épisode laisse place à un nouveau suspense, on se demande chaque fois si Lincoln échappera ounon à la mort.
Le générique original :
A VOIR absolument. Tous les mercredis soir à 20h50 sur M6
Plus d'infos sur la série sur les sites suivants :
http://prisonbreak.hypnoweb.net
http://www.prisonbreak-fr.net/
http://www.prisonbreak-france.com/
Publié par gilleshuard à 22:23:11 dans Télévision | Commentaires (0) | Permaliens
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