Et oui, je regarde la Nouvelle star. Semblable au jadis "Petit conservatoire de Mireille" dans les années 60, ce télé crochet modernisé (j'en conviens) pour séduire la ménagère et les jeunes 15-34 ans, séduit en fait beaucoup plus de monde, même si beaucoup n'en conviennent pas (trop "popu" !). Le succès ? un jury décapant que l'on voit sélectionner à travers toute la France des chanteurs et chanteuses de talents, puis un spectacle à Baltard avec une programmation musicale de qualité sous la houlette d'un orchestre excellent.
Mais cette édition de la Nouvelle star me parait plus décevante. Des voix qui souvent chantent faux, un jury parfois incohérent dans ses appréciations et pas toujours clair dans la justification de ses votes. L'émission semble atteinte par l'érosion comme sa concurrente la Star academy qui, pourtant, ne joue pas dans la même cour (plus populaire).
La Nouvelle Star a connu sa première déception avec le départ de Mahdi, pourtant une des voix les plus prometteuses de cette édition 2009, mais il n'a pas été soutenu par le public.
L'artiste (le terme n'est pas galvaudé) est parti la tête haute en donnant rendez-vous dans les salles de concert. C'est un artiste aux goûts musicaux de qualité avec une voix exceptionnelle doté d'un vibrato prudemment usité et surtout d'un timbre rare. Espérons qu'on le retrouvera très vite. A suivre...
En 2008, Mahdi avait été sélectionné pour le théatre mais avait renoncé avant d'entrer en scène. Preuve que c'est artiste qui sait ce qu'il veut : être lui-même et faire de la musique. C'est ainsi que naissent les plus grands artistes ; pas chez ceux qui ont font de la célébrité un mode de vie.
Publié par gilleshuard à 22:41:03 dans Télévision | Commentaires (0) | Permaliens
Pour que vive la musique, la création qui demeure l'avenir du développement culturel doit être sauvée. La loi dite Hadopi veut lutter contre le téléchargement illégal et permettre ainsi aux créateurs de vivre des droits liés à la vente de leurs oeuvres. Si les députés socialistes n'avaient pas effectué une manoeuvre politicienne pour empêcher le vote de la loi, celle-ci serait déjà adoptée. Et pourtant nombreux sont ceux à gauche comme à droite qui s'accordent à dire que c'est un passage obligé si l'on ne veut pas finir d'achever un marché du disque qui vit sous perfusion.
Et pourtant, il est vrai celui-ci en a bien profité. C'est en ponctionnant de manière abusive les "consommateurs" de musique par des prix excessifs qu'ils ont indirectement favorisé le téléchargement illégal. Mais désormais, nul n'est venu le temps de se lamenter, il faut réagir. Réagir à condition de ne pas stigmatiser les adolescents qui téléchargent leurs derniers titres favoris pour épater les copains ou copines. Comme eux, à une certaine époque j'ai bien téléchargé quelques fois des titres, le plus souvent à l'unité. En revanche, ceux qui en font un commerce souterain, là, il faut frapper fort.
Pour les honnêtes qui ne voient pas forcément les conséquences de leurs actes, il existe aujourd'hui des moyens qui permettent d'écouter gratuitement et légalement de la musique ; Deezer en est un. Ainsi on peut découvrir les futurs albums qui feront partie (ou pas) de notre discothèque personnelle.
Finie la frustration des files d'attentes interminables à la Fnac devant lesquelles on renonce finalement à vouloir découvrir un artiste nouveau. Finis également les investissements "hasardeux" dans des artistes méconnus pour lesquels seule la pochette qui inspire pouvait être une incitation à l'achat.
Il y a donc de la place pour la découverte de nouveaux artistes par l'écoute gratuite et l'achat d'albums qui nous semblent important de garder comme des objets de valeur que l'on emmènera avec soi lors des voyages ou des déménagements.
Publié par gilleshuard à 19:12:36 dans Société | Commentaires (0) | Permaliens
Par deux fois, Ségolène Royale vient de rompre la tradition politique française qui veut qu'un homme politique ne parle pas de politique française à l'étranger. Mais elle l'a fait en parlant au nom de la France, en s'excusant de propos de Nicolas Sarkozy alors candidat à l'élection présidentielle. La 1ère fois c'était au Sénégal en évoquant un discours du candidat Sarkozy il y a 3 ans jugé offensant.
Si effectivement dans le 1er cas, les propos de N.Sarkozy étaient choquants et ont été condamnés par beaucoup à l'époque, ces propos d'après coup d'apportent rien, en tous cas ils ne réparent pas les mots blessants prononcés. Seuls des mots d'excuse de Nicolas Sarkozy pourraient réparer l'affont fait aux africains.
Dans le 2ème cas, on frôle le ridicule puisqu'elle s'est excusé auprès du premier ministre espagnol Zapetero pour des propos attribués à Nicolas Sarkozy, alors même que des députés de gauche ont démenti qu'il les aient tenus.
Mais alors que cherche Ségolène Royale ? Tout simplement à exister. La fonction de Présidente de la Région Poitou-Charente ne lui donne pas l'audience et la médiatisation auxquels l'ancienne (et la future ?) candidate à l'élection présidentielle aspire. Puisqu'elle n'a pas le contrôle du parti, et qu'elle y est plutôt raillée, elle a trouvé un seul moyen : faire l'évènement pas des petites phrases, elle courcircuite ainsi la communication du PS ; en les prononçant hors de nos frontières elle obtient la résonnance qu'elle n'aurait en France où elle semble se sentir à l'étroit. Et ça marche !
Sauf que c'est ridicule car, même s'il ne fait pas l'unanimité, seul le Président de la République peut parler au nom de la France. Cela lui donne une obligation d'honneur, de diplomatie, et de sens des responsabilités. Il semble que Ségolène Royale en ait fortement manqué...
Publié par gilleshuard à 21:55:08 dans Politique France | Commentaires (0) | Permaliens
En écho à mon billet du 3 juin 2008 et mon billet du 27 septembre 2007, voici le reportage diffusé hier soir au journal télévisé de France 2 sur les conversions de plus nombreuses de musulmans au christianisme (essentiellement dans les églises évangélistes) et les difficultés qu'ils vivent au quotidien.
Publié par gilleshuard à 20:15:53 dans Foi et conscience | Commentaires (0) | Permaliens
Aujourd'hui des centaines de personnes ayant aidé des sans-papiers se sont rassemblés pour protester contre le délit de solidarité, c'est à dire l'ordonnance de 1945 qui permet de condamner toute personne «qui a facilité l'entrée, la circulation ou le séjour irréguliers d'un étranger». La peine encourue peut aller jusqu'à cinq ans d'emprisonnement et 30.000 euros d'amende.
Alors certes, en 65 ans d'application de cette ordonnance, personne en France n'a jamais été condamné pour avoir seulement accueilli, accompagné ou hébergé un étranger en situation irrégulière, mais imaginer que les personnes fournissant un repas chaud, le prêt d'un téléphone portable ou le don de vêtements constituent des délinquants en puissance devant être placés en garde à vue et subir des interrogatoirs "musclés", il y a là stigmatisation et reniement de la tradition française de Pays des droits de l'homme.
En réalité il faut distinguer différentes choses. Faciliter l'entrée, c'est à dire participer à des réseaux de transfert et d'accueil de clandestins est une chose. Faciliter le séjour, c'est à dire participer à l'amélioration (modeste, mais utile) des conditions de vie de personnes pour qui le fait de quitter leurs pays constitue un salut, même si leur vie en constitue le prix, c'est une attitude de simple humanité. Il ne faut y voir rien de plus et surtout pas un militantisme partisan.
On le sait bien, la résolution de la question des sans-papiers n'est ni dans la régularisation massive, comme le prétendent de manière démagogique les courants d'extreme-gauche, ni dans le statut-quo, encore moins dans l'isolement. Elle passe par de réels plans de développement des pays de migrations (notamment en Afrique) conçus de manière partenariale et non post-coloniale (cf la "France-Afrique"), internationaux (ou européens) et massifs, c'est à dire des sortes de Plans Marshall pour l'Afrique. On le sait, mais que fait-on ? Peu de choses, d'autant moins en période de crise.
Au lieu de cela, on préfère donner des signes politiques à ceux qui ne voient dans les étrangers que des parasites et les parquer dans des régions entières, et stigmatiser ceux qui les aident. Le problème n'est pas simple, certes, mais ce n'est pas par ce moyen qu'on trouvera la ou les solutions...
Le film "Welcome" que j'ai vu le 23 mars 2009 en est une excellente illustration...
Publié par gilleshuard à 20:11:49 dans Société | Commentaires (0) | Permaliens
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