Quelle joie de revivre depuis quelques jours une histoire qui a symbolisé le tournant de l'histoire européenne : la chute du Mur de Berlin. A travers les commémorations biensurs ce 9 novembre, mais plus encore grâce aux nombreux reportages diffusés sur la période on a découvert le plus souvent l'histoire dans l'histoire, les petites histoires : les coulisses de la grande histoire, la réaction des chefs d'Etat et diplomates aux évènements, (passionnant !) et les petites histoires de ces anonymes
J'ai revu avec plaisir "Good bye Lenine" qui donne une photo de ce qu'avait pu être la RDA dans certains aspects (pas les plus noirs) mais aussi montre le décalage entre un système et un autre lorsque qu'une vie est bouleversée du jour au lendemain...
J'ai cherché à me souvenir ce que je faisait il y a 20 ans au soir du 9 novembre. Je ne m'en rappele pas et pour cause, puisqu'aucune chaine de télévision n'a pu diffuser les images de la destruction du mur par manque de faisceau. En revanche, je me rappellerai toujours ces mois où, à 17 ans, je voyais l'Histoire se dérouler devant mes yeux ébahis regardant la télévision. Une sorte de feuilleton quotidien qui tels des dominos voyaient le système communiste s'effondrer. Des grèves de Solidarność, en Pologne, en 1988 à la Chute de l'empire soviétique en août 1991, ce sont autant de bouleversements qui ont permis à l'Europe de l'est de changer d'ère (et d'air).
Le Mur de Berlin dans tout cela n'est en effet qu'un épiphénomène dans cette histoire car dès l'ouverture du rideau de fer entre la Hongrie et l'Autriche, le signal était lancé envers la population alors que les soldats avaient reçu l'ordre de Moscou de ne pas tirer.
Ce qui fut étonnant c'est la soudaineté de l'évènement alors que le matin même du 9 novembre le ministre des affaires étrangères français déclarait que la chute du mur interviendrait mais sans doute dans plusieurs mois et la réunification peut être pas de son vivant. Elle intervient moins d'un an plus tard.
La chute du Mur de Berlin est importante parce que symbolique. Elle symbolise la liberté, la séparation de familles entières, elle rappelle les nombreux morts qui ont péri à vouloir le franchir, la stupidité de certaines décisions de pouvoir qui ne compennnent pas que la liberté triomphe toujours, parce que c'est l'aspiration de tout homme après boire et manger.
En ces temps de commémorations, je pense à tous ces autres murs qui existent à travers le monde, qui séparent les hommes, qui provoquent tant de haine et de souffrance, souvents absurdes ou inutiles : entre Isräel et la Palestine, entre les 2 Corrées, y compris en Europe, à Nicosie sur l'île de Chypre, à Belfast en Irlande, à Ceuta (l'enclave espagnole au nord du Maroc)...
Merci d'avoir pensé lors de la chute des dominos lors des commémorations à avoir penser à garder un mur debout, symbolisant tous les murs qui ne sont pas tombés...
Publié par gilleshuard à 10:21:58 dans International | Commentaires (2) | Permaliens
La question de son immunité avait fait polémique lorsque Jacques Chirac présidait aux destinées du pays, l'actualité judiciaire qui rattrape l'ancien Président aurait pu donner l'occasion de rendre hommage à la justice française, une fois n'est pas coutume... "Aurait pu" si la convocation du retraité de l'Elysée n'arrivait pas si tard...
Et pourtant, faut-il en raison de son âge et de l'ancienneté des faits qui lui sont reprochés renoncer à permettre à la justice de faire son travail, comme elle le fait (en principe) pour tout justiciable au nom des principes républicains ? Je ne le pense pas.
La modération des propos des hommes politiques à droite de l'échiquier politique à le défendre, mais surtout les prises de propos de certains de ses anciens adversaires Ségolène Royale et plus encore, Arnaud Montebourg, ont de quoi surprendre. Ces derniers ont souhaité que la justice laisse Jacques Chirac tranquille en raison des services qu'il avait rendu à la France.
Au-delà du mauvais signe donné par la société envers sa jeunesse, alors que l'image des politiques et de la justice est mauvaise, c'est un mauvais coup donné à ceux qui défendait l'immunité des Présidents de la République durant leur mandat, en raison de leur charge et de l'intérêt supérieur de la nation.
De la à dire que les puissants sont des justiciables comme les autres, on en est loin. Mais présenter Jacques Chirac devant la justice lui permettrait de se défendre, voire de se blanchir, dans les affaires pourtant compliquées de sa gestion à la Mairie de Paris.
Si J. Chirac ne devait pas être renvoyé au tribunal correctionnel, alors que l'on sort tout juste de l'affaire Jean Sarkozy, serait confirmer à l'étranger le fait que la France ressemble de plus en plus à une république bannanière... A suivre.
Publié par gilleshuard à 22:54:54 dans Politique France | Commentaires (2) | Permaliens
Ce fut une polémique politicienne de plus, il y a un an, sous couvert de devoir de mémoire, patriotisme,... Cette année, on remet le couvert. Sûr que certains enseignants les plus réfractaires à Sarkozy ont aujourd'hui boudé la lecture de la lettre de Guy Moquet, que pourtant leur ministère demande dans toutes les classes de France.
J'estime cette polémique stérile. Effectivement, ce n'est pas aux hommes politiques de faire les programmes, notamment d'histoire. Il y a la une ingérence insupportable. L'histoire est un bien commun et ne doit pas souffrir d'une appréciation politique, voire politicienne. Stérile aussi, car sur le fond, à y regarder de près, la lettre que durant la seconde guerre mondiale, cet adolescent de 17 ans écrivit, alors que déporté, il était sur le point d'être fusillé, cette lettre est touchante, émouvante, bouleversante, étant donné le destin et le jeune âge de celui qui l'écrit.
Voici le texte de la lettre d'adieu de Guy Moquet.
Ma petite maman chérie,
mon tout petit frère adoré,
mon petit papa aimé,
Je vais mourir ! Ce que je vous demande, toi, en particulier ma petite maman, c’est d’être courageuse. Je le suis et je veux l’être autant que ceux qui sont passés avant moi.
Certes, j’aurais voulu vivre. Mais ce que je souhaite de tout mon coeur, c’est que ma mort serve à quelque chose. Je n’ai pas eu le temps d’embrasser Jean. J’ai embrassé mes deux frères Roger et Rino [1]. Quant au véritable je ne peux le faire hélas!
J’éspère que toutes mes affaires te seront renvoyées, elles pourront servir à Serge, qui je l’escompte sera fier de les porter un jour.
A toi, petit Papa, si je t’ai fait, ainsi qu’à petite Maman, bien des peines, je te salue une dernière fois. Sache que j’ai fait de mon mieux pour suivre la voie que tu m’as tracée. Un dernier adieu à tous mes amis et à mon frère que j’aime beaucoup. Qu’il étudie bien pour être plus tard un homme.
17 ans et demi ! Ma vie a été courte!
Je n’ai aucun regret, si ce n’est de vous quitter tous.
Je vais mourir avec Tintin, Michels [2].
Maman, ce que je te demande, ce que je veux que tu me promettes, c’est d’être courageuse et de surmonter ta peine. Je ne peux pas en mettre davantage. Je vous quitte tous, toutes, toi Maman, Serge, Papa, je vous
embrasse de tout mon cœur d’enfant.
Courage!
Votre Guy qui vous aime
Guy Moquet fut fusillé le 22 octobre 1941 à côté de Chateaubriant.
Publié par gilleshuard à 19:23:40 dans Société | Commentaires (0) | Permaliens
Un nouvel humoriste en provenance du Québec : Jean-Thomas Jobin. Un humour absurde auquel il difficile de résister. Dans le sketch que mon la vidéo ci-dessous, Jean-Thomas Jobin vulgarise le concept de restaurant...
Publié par gilleshuard à 00:07:16 dans Musique - Spectacles | Commentaires (0) | Permaliens
Il est jeune, plutôt beau gosse, un talent oratoire qui confère à un certain mimétisme avec son père de Président de la République, Jean Sarkozy est tombé dans la politique dès le plus jeune âge.
Après l'affaire Mitterand, l'affaire Jean Sarkozy occupe l'opposition qui semble distraite des vrais problèmes dont souffre la France. La polémique autour la nomination du 2ème des fils de Nicolas Sarkozy, âgé seulement de 23 ans, à la présidence de l'Etablissement public chargé de gérer le centre d'affaire de la Défense (le 1er d'Europe) m'a semblé dans un premier temps insignifiante, ridicule, politicienne, sans intérêt. Elle l'est. Après tout, c'est sont droit de se présenter ... et de se planter pour n'importe quel scrutin. Mais jusqu'ici, il ne s'est pas trop planté justement. Après avoir été élu conseiller général des Hauts-de-Seine à Neuilly, il a conquis la fonction de Président du groupe UMP au Conseil général des Hauts-de-Seine, alors que les candidats ne manquaient pas (en tous cas officieusement).
En écoutant les arguments des uns et des autres, j'étais sceptique.
La compétence du jeune Sarko ? qui la connaît ? Certes il n'est qu'en deuxième de droit. Mais qui sait s'il n'est pas doté de facultés extraordinaires. Certains disent (mais faut-il les croire ?) qu'il est encore plus doué que son père... mais peut-on le vérifier dans l'immédiat ? rien n'est moins sûr. Sauf à voir ce qu'il aura pu faire dans le combat qu'il a annoncé vouloir mener en arrivant au Conseil général des Hauts-de-Seine : l'enfouissement de la Nationale 13, une verrue urbaine qui coupe Neuilly sur Seine en deux. Qu'a-t-il fait sur ce dossier ?
Son âge ? Ridicule comme argument pour ce qui me concerne. Qui pouvait dire à sa nomination aux fonctions de premier ministre que Laurent Fabius, agé seulement de 37 ans, ne pourrait pas être un bon premier ministre qui a remis la France sur les rails après le désastre des premières années de François Mittérand. Qui pouvait dire que Valéry Giscard d'Estaing, élu à 47 ans plus jeune Président de la République, serait le président qui ferait bouger la France comme jamais avant sur les questions sociales ?
La manière dont il atteint la présidence de l'EPAD sans en avoir été préalablement administrateur ? Non plus. Elu par ses pairs du Conseil général, il a évidemment toute légitimité démocratique pour occuper cette fonction importante.
Le fait qu'il soit le fils du Président ? nous y voilà. Evidemment, il ne doit pas avoir moins de droits que n'importe quel citoyen, mais pas plus non plus. Alors que nombre de jeunes ultra diplômés doivent ronger leur frein dans des stages bidons peu ou pas rémunérés pour acquérir une première expérience avant un hypothétique emploi au bout, le petit prince de la République semble voir se dérouler un tapis rouge devant lui vers une carrière politique prometteuse.
Mais tout cela sonne faux le jour où le Président Sarkozy annonce sa réforme du lycée et en vantant le mérite et le travail et surtout après sa campagne des élections présidentielles où il anonçait qu'il serait l'homme des nominations irréprochables.
Vous en connaîssez beaucoup des jeunes de 23 ans inconnus et encore étudiants nommés président d'un établissement public, ou d'une Chaine de télévision nationale ou d'une grande banque française ... ? Tout est dit !
Publié par gilleshuard à 23:53:51 dans Politique France | Commentaires (0) | Permaliens
<< |1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| 8| 9| 10| 11| 12| 13| 14| 15| 16| 17| 18| 19| 20| 21| 22| 23| 24| 25| 26| 27| 28| 29| 30| 31| 32| 33| 34| 35| 36| 37| 38| 39| 40| 41| 42| 43| 44| 45| 46| 47| 48| 49| 50| 51| 52| 53| 54| 55| 56| 57| 58| 59| 60| 61| 62| >>
Depuis le 24-09-2006 :
180018 visiteurs
Depuis le début du mois :
9456 visiteurs
Billets :
314 billets
Commentaires