Tous les experts s'accordent à le dire, israëliens et palestiniens le savent, la seule solution viable durablement pour mettre un terme au conflit israëlo-palestinien et la création de deux états, un israëlien, et un autre palestinien. Pour ce faire, le préalable demandé par les palestiniens avant d'engager de nouvelles négociations et relancer le processus de paix et le gel des implantations de colonies en cis-jordanie, cette partie parlestinienne qui continue à être occupée en partie par Israël en dépit des nombreuses résolutions de l'ONU.
Au lieu de faire preuve de fermeté en la matière, Hilary Clinton a préféré tenir un double discours, fait de bienveillance envers Israël et en qualifiant de "sans précédent" une offre israélienne de gel partiel de la colonisation puis en rassurant les palestiniens en indiquant que les Etats-Unis n'acceptent pas la légitimité de la poursuite des implantations israéliennes. Alors que penser ? S'agit-il d'une diplomatie du double langage ? Hilary Clinton montre-t-elle à cette occasion les limites de ses compétences ? Trop tôt pour le dire sans doute, mais l'administration Obama semble marcher sur des oeufs à l'international. Il est vrai que les dossiers sensibles sont nombreux : Afghanistan, Pakistan, Iran, Israël-Palestine...
Mais peut-on imaginer que le futur Etat palestinien puisse voire le jour de manière viable s'il est morcelé et constitué d'une multitude d'enclaves israeliennes où l'Etat souhaitera continuer à assurer la protection des populations y vivant. Quelles seraient les possibilités d'une paix durable dans ces conditions ? ...
Publié par gilleshuard à 14:48:35 dans International | Commentaires (0) | Permaliens
Il y a des symboles qui marquent et qui donnent à celui qui les ose une stature majeure. Ainsi, comme l'avait Elmut Kohl en tenant la main de François Mitterand près de Verdun marquand la réconciliation et l'amitié franco-allemande, la présence de Angela Merkel à Paris en ce jour de commémoration de l'armistice du 11 novembre 1918 est un symbole important, majeur.
Le dernier ancien combattant français (un "poilu" de 14-18) ayant disparu, Nicolas Sarkozy souhaitait faire évoluer la nature même de ces commémorations en faisant de cette journée une manifestation de l'amitié franco-allemande. Restait à ce qu'un chancelier allemande vienne à Paris, chose non aisée puisqu'en Allemagne le 11 novembre marque une défaite et n'est donc pas célébré. Gerard Schroder avait une première fois décliné l'invitation, estimant que c'était trop tôt.
Angela Merkel qui vient d'être reconduite à la tête de l'Etat allemand et de commémorer les 20 ans de la chute du Mur de Berlin a compris le sens de ce symbole et permet une fois de plus d'encrer la relation spéficique qu'entretienne France et Allemagne depuis 1945, faite d'amitié et de partenariat, dans la durée et confirmer cette relation privilégiée comme un socle intengible de la construction européenne.
Publié par gilleshuard à 14:30:15 dans International | Commentaires (0) | Permaliens
Quelle joie de revivre depuis quelques jours une histoire qui a symbolisé le tournant de l'histoire européenne : la chute du Mur de Berlin. A travers les commémorations biensurs ce 9 novembre, mais plus encore grâce aux nombreux reportages diffusés sur la période on a découvert le plus souvent l'histoire dans l'histoire, les petites histoires : les coulisses de la grande histoire, la réaction des chefs d'Etat et diplomates aux évènements, (passionnant !) et les petites histoires de ces anonymes
J'ai revu avec plaisir "Good bye Lenine" qui donne une photo de ce qu'avait pu être la RDA dans certains aspects (pas les plus noirs) mais aussi montre le décalage entre un système et un autre lorsque qu'une vie est bouleversée du jour au lendemain...
J'ai cherché à me souvenir ce que je faisait il y a 20 ans au soir du 9 novembre. Je ne m'en rappele pas et pour cause, puisqu'aucune chaine de télévision n'a pu diffuser les images de la destruction du mur par manque de faisceau. En revanche, je me rappellerai toujours ces mois où, à 17 ans, je voyais l'Histoire se dérouler devant mes yeux ébahis regardant la télévision. Une sorte de feuilleton quotidien qui tels des dominos voyaient le système communiste s'effondrer. Des grèves de Solidarność, en Pologne, en 1988 à la Chute de l'empire soviétique en août 1991, ce sont autant de bouleversements qui ont permis à l'Europe de l'est de changer d'ère (et d'air).
Le Mur de Berlin dans tout cela n'est en effet qu'un épiphénomène dans cette histoire car dès l'ouverture du rideau de fer entre la Hongrie et l'Autriche, le signal était lancé envers la population alors que les soldats avaient reçu l'ordre de Moscou de ne pas tirer.
Ce qui fut étonnant c'est la soudaineté de l'évènement alors que le matin même du 9 novembre le ministre des affaires étrangères français déclarait que la chute du mur interviendrait mais sans doute dans plusieurs mois et la réunification peut être pas de son vivant. Elle intervient moins d'un an plus tard.
La chute du Mur de Berlin est importante parce que symbolique. Elle symbolise la liberté, la séparation de familles entières, elle rappelle les nombreux morts qui ont péri à vouloir le franchir, la stupidité de certaines décisions de pouvoir qui ne compennnent pas que la liberté triomphe toujours, parce que c'est l'aspiration de tout homme après boire et manger.
En ces temps de commémorations, je pense à tous ces autres murs qui existent à travers le monde, qui séparent les hommes, qui provoquent tant de haine et de souffrance, souvents absurdes ou inutiles : entre Isräel et la Palestine, entre les 2 Corrées, y compris en Europe, à Nicosie sur l'île de Chypre, à Belfast en Irlande, à Ceuta (l'enclave espagnole au nord du Maroc)...
Merci d'avoir pensé lors de la chute des dominos lors des commémorations à avoir penser à garder un mur debout, symbolisant tous les murs qui ne sont pas tombés...
Publié par gilleshuard à 10:21:58 dans International | Commentaires (2) | Permaliens
Voilà qui a surpris le monde entier. Barack Obama n'est pas le premier Président d'un Etat du monde à recevoir le prix Nobel de la paix. Mais c'est une des rares fois où celui-ci est décerné si peu de temps après l'investiture du Chef d'Etat et encore plus sans que celui-ci ait fait montre d'une quelconque action concrête en faveur de la paix.
Président médiatique, orateur remarquable, symbole d'intégration pour le monde entier, la présence même d'Obama à la Maison blanche a donné le signe d'un changement non seulement symbolique mais aussi réel.
En soi, l'attribution de la plus haute distinction en faveur d'hommes (ou femmes) de paix est un symbole à la fois parce qu'il est noir, mais surtout parce qu'il est américain. Il entre dans la lignée des Martin Luther King, Mandela...
C'est surtout le ton Obama qui est récompensé, une capacité à repenser les rapports nord-sud, amenant à une nouvelle diplomatie tournant le dos à la diabolisation du monde musulman que nous avons connu durant les années Bush et privilégiant le dialogue et l'ouverture sans se renier. En cela, il a été un homme de paix.
La question que l'on peut se poser est, cette distinction est-elle une bonne nouvelle pour Barack Obama. En dehors de flatter son égo durant quelques instants, mais en a-t-il besoin ?... C'est surtout une pression supplémentaire qui tombe sur ses épaules. Il n'a pas le droit à l'erreur. Ou plus encore, il a l'obligation d'agir, et c'est là que cela se complique. L'exemple du Président iranien, le bourbier en afghanistan sont autant de pièges desquels le Président Obama va devoir se sortir et montrer au monde d'abord que l'Amérique a réellement changé, mais surtout, que cette nouvelle politique avec le monde arabe peut fonctionner. S'il réussit, il aura montré au monde entier que son prix Nobel de la paix n'était pas dévoyé.
Publié par gilleshuard à 23:15:24 dans International | Commentaires (1) | Permaliens
Comme je l'avais indiqué dans mon billet du 15 juin 2008, le principe d'organiser un deuxième référendum sur une même question, quand bien même la réponse ne me satisferait pas, heurte mon esprit démocratique et je l'avoue les propos de Jean-Luc Mélanchon aujourd'hui même résonnent en moi, et pourtant je suis loin de partager ses idées.
Si j'ai revu mon point de vue sur le fait de passer par des référendums populaires sur des questions oh combien compliquées que le projet européen, dont on sait qu'il cristallise souvent les oppositions aux politiques nationales, le référendum irlandais sonne comme un avertissement pour ceux qui veulent faire avancer l'Europe dans le sens d'une intégration plus forte : un avertissement à entendre et à répondre aux craintes des populations car l'Europe ne saurait se faire contre les peuples.
Je suis néanmoins soulagé, comme beaucoup d'observateurs et politiques, par le résultat du 2ème référendum irlandais sur le Traité de Lisbonne (67% en faveur du oui). Soulagé car le traité permettra de donner à l'Union européenne les moyens de fonctionner à 27, moyens qui lui manquent aujourd'hui. Reste à espérer le processus ira jusqu'à son terme c'est à dire la ratification tchèque et la promulgation polonaise, sinon l'Europe se trouvera à nouveau dans la tourmente. Mais avec l'imprévisible Président tchèque, tout est possible...
Publié par gilleshuard à 23:09:07 dans International | Commentaires (0) | Permaliens
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