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La passion du monde

Le blog de Gilles Huard

Le MoDem est connecté ! | 01 décembre 2007

L'UDF est morte, vive l'UDF ! Le Mouvement Démocrate vient de naître officiellement, vive le MoDem !

Voilà une belle aventure qui se construit sous nos yeux et à laquelle j'essaie à mon modeste niveau de participer. N'ayant pas pu pour raison médicale (légère, je rassure les proches...) me rendre à Villepinte afin d'assister au Congrès extraordinaire de l'UDF et du MoDem, je suis cela à distance, grâce à internet, les chaines d'info continues et les appels de amis qui eux y sont.

La désertion de personnes emblématiques du MoDem telles que Jean-Marie Cavada ou Thierry Benoit (Député d'Ille et Vilaine) au moment de franchir le pas, montre comme la pression de l'UMP est forte et comme la nature humaine est faible. Pression de voir ses ambitions personnelles mises à mal par une aventure loin d'être gagnée, certes, mais passionnante. Moi je fais le pari de la cohérence, des convictions et de la fidélité ; fidélité à mes idées qui, depuis que je m'intéresse à la politique, m'ont fait suivre et apprécier les propositions et parcours d'hommes et femmes telles que Raymond Barre, Jacques Delors, Simone Veil, ou Michel Rocard.

Parce que je place mes convictions avant le reste, je me suis souvent brulé les ailes à dire ce que je pensais, je ne regrette rien, sauf parfois, de n'avoir pas fait assez preuve d'assurance et de détermination. Aujourd'hui, le sens que le moment est venu de s'affirmer, de refuser ce carcan politique qui voudrait que concession et solidarité rythmerait avec renoncement et effacement.

Non aujourd'hui je me sens vraiment libre, et fier d'être libre. Bien dans mes baskets de centriste, pas de ce centre-droit qui ne retiendrai que le "droit" du titre. Centriste c'est à dire ouvert, équilibré, mesuré et à l'écoute enfin j'espère... 

C'est comme cela que la France peut avancer, sans dogmatisme, idéologie, mais avec pragmatisme, vision de ce que peut et doit être notre pays, et des valeurs de tolérance, respect et solidarité. C'est cela pour moi le MoDem...

Publié par gilleshuard à 15:51:24 dans Politique France | Commentaires (0) |

Chirac dans la tourmente... | 21 novembre 2007

Si Jacques Chirac doit bénéficier du respect due à son ancienne fonction présidentielle mais aussi celle due à tout justiciable, l'annonce de sa mise en examen pour détournement de fonds publics lorsqu'il était Maire de Paris est une grande nouveauté et une bonne nouvelle.

Une nouveauté parce que c'est la première fois qu'un ancien Président de la République est mis en cause par la justice. Et c'est une bonne nouvelle parce que, alors que ses détracteurs lui promettait l'impunité, cette décision montre qu'un ancien Président peut avoir à répondre de ses actes avant son élection, alors même que l'impunité dont il bénéficiait durant son mandat empechait toute action en justice, afin de lui conférer toute l'autorité nécessaire à l'exercice de ses fonctions.

Alors évidemment, mise en examen ne signifie pas culpabilité, la justice doit rester indépendante et apprécier cette affaire en droit comme il convient. Mais cela peut apporter une preuve, et elle en a besoin, de l'indépendance de la justice, et peut-être, je dis bien peut-être, réconcilier quelque peu les français avec leur justice, après la succession des drames type "Outreau" que la France a connue. Affaire à suivre...

J'apprécie par ailleurs, la sobriété des commentaires des socialistes qui, loin de tirer sur l'ambulance (cela aurait été si facile) ont réaffirmé le principe de présomption d'innocence et n'ont pas souhaité, à ce stade, en faire une affaire politique. Bien pensé, pour une fois...

Publié par gilleshuard à 18:31:07 dans Politique France | Commentaires (0) |

Référendum européen | 07 novembre 2007

Ca y est nous y sommes. L'Europe a enfin un traité.

Qu'on l'appelle mini-traité ou traité simplifié, l'objectif d'aboutir à une plus grande lisibilité et appropriation par l'opinion d'un texte fondateur pour l'Europe a échoué puisqu'il fait des centaines de pages, est tout aussi juridique. Une fois de plus on est passé à côté de quelque chose. Preuve s'il en est que les gouvernants européens n'ont, une fois de plus pas tenu compte, du message des urnes. 

Pire alors, en France on est en train de décider de priver les français de leur l'expression démocratique au nom du principe de précaution, pense-t-on, que les français ont mal voté lors du référendum sur la consititution, et qu'une nouvelle défiance par un non marquerait définitivement le fin de l'Europe, soit.

Il est est vrai, les français répondent souvent à une autre question que celle qui leur est posée. Mais, si le choix d'un membre de l'Europe est, en toute indépendance, de vouloir se retirer de ce projet de peuples, ce choix est tout aussi respectable que celui d'un autre qui serait de vouloir aller plus loin, plus vite.

Evidemment, j'ai longtemps pestiféré contre les positions britanniques que je jugeais égoïstes, insulaires ou atlantistes. Je le pense encore. Mais quand celles-ci s'appuient sur un vote populaire, je m'incline. Dans leur cas, je préfèrerais qu'ils se poistionnent plus clairement.

Européen convaincu, je n'en suis pas moins démocrate et je considère que l'élection doit primer sur toute autre considération politique ou technocrate. En démocratie, il existe un principe de base intagible : ce que le peuple a fait, seul le peuple peut le défaire. Il faut que nos dirigeants sachent assumer les risques de la démocratie : voir le peuple se prononcer autrement que ce l'on aurait souhaité. Au contraire, je pense qu'il appartient aux politiques de savoir communiquer et convaincre. Dans le cas contraire, c'est qu'ils n'auront pas su trouver les mots justes ou que l'objet du vote ne correspond pas aux aspirations profondes de la population. C'est alors une leçon et il faut revoir sa copie.

Européen convaincu, européen je reste. Mais il faut quand même dire que je suis déçu de ce nouveau traité qui ne semble répondre au besoin de "plus de démocratie européenne" pour laisser croitre une technocratie européenne, innefficace et ne répondant pas aux réels enjeux : une Europe sociale, une Europe de la défense, une Europe environnementale...

Publié par gilleshuard à 21:50:21 dans Politique France | Commentaires (0) |

Retraites, le grand test | 12 septembre 2007

Ca y est nous y sommes !

Après une campagne électorale présidentielle faite de nombreuses promesses, après la victoire nette de Nicolas Sarkozy et la mise en place d'une nouvelle équipe, d'une nouvelle méthode, d'un nouveau style, il fallait entrer dans le vif du sujet, la rupture annoncée, nous y sommes.

Le Président hyper-actif est désormais au pied du mur. On nous a promis que les choses allaient changer, que les réformes de fond promises seraient mises en oeuvre contrairement à un ancien Président (suivez mon regard... !). On nous garantit que les français attendent cela au point de manifester une certaine impatience, on verra. Quoiqu'il en soit, le Président ne peut plus reculer. Temporiser est déjà décevoir. Le semi camouflet qu'il vient de signifier publiquement au premier ministre François Fillon qui s'est déclaré prêt à la réforme des régimes spéciaux n'attendant qu'un signe que son complice de Président, en stigmatisant son manque de méthode, risque d'apparaître aux yeux des français au pire comme un début de reculade, au mieux du doute ou de la prudence, en tout cas une première fissure dans le couple exécutif.

Mais quelle est-elle justement cette méthode ? Faire des effets d'annonce, provoquer le débat ou provoquer tout court, prendre les français à témoin, aller loin dans les annonces et propositions pour mieux revenir, nuancer et apparaître comme le meilleur Président d'ouverture et de négociation que la France n'ait jamais connu. Malin, efficace si l'on en croit la côte de popularité du Président, mais risqué à terme. Les espoirs fondés sont inversement proportionnels à la déception des partisans de Président d'un genre nouveau, brisant les lignes, bouleversant les repères. Mais l'important est le résultat et non la forme, l'affichage.

La France a souffert de sclérose durant de nombreuses années que droite et gauche ont dénoncé durant la campagne électorale pour préconiser des changements majeurs. Cette fois nous y sommes. Cet alignement des régimes spéciaux sur le régime général (et non celui des fonctionnaires) doit être mis en oeuvre. C'est une question d'équité et de préservation du système de retraite pour l'avenir.

Alors un peu de courage ! sinon on peut imaginer que l'espoir que certains ont mis dans le volontarisme de Nicolas Sarkozy retombera vite et que les 5 prochaines années seront à nouveau perdues. Et c'est quelqu'un qui n'a pas soutenu Sarkozy qui vous le dit. A suivre...

Publié par gilleshuard à 22:11:46 dans Politique France | Commentaires (1) |

Les gouvernements de l'ombre | 05 juillet 2007

Il ne s'agit pas de désigner les bandes ou groupuscules qui agissaient secrètement durant la résistance l'occupant nazi lors de la seconde guerre mondiale. Non ce n'est cela.

On est décidément entré dans une nouvelle ère politique, qui s'annonce tout aussi passionnante qu'inquiétante...

Passionnante parce que la rupture annoncée est devant nous et se déroule sous nos yeux. Un Président volontariste qui agit sur tout les fronts et qui prend la parole quasi quotidiennement ; un Chef de l'Etat décidé (une fois n'est pas coutume) à mettre en oeuvre les réformes promises. La présidentialisation est en marche. N.Sarkozy agit avec une énorme habileté, que sans sa fougue irritante, on pourrait comparer au fin stratège qu'était F.Mitterand. Sa politique d'ouverture rassure le peuple de gauche, séduit les courtisans du pouvoir et est gage d'encouragement pour les réformes importantes mais douloureuses pour la nation qui sont à venir.

Passionnante aussi, la nouvelle pratique que souhaite développer Jean-Marc Ayrault, le président du groupe PS à l'assemblée nationale en créant un cabinet fantôme, un gouvernement de l'ombre, chargé de suivre "à la culotte" l'action de l'ensemble des ministres du gouvernement. Une occasion pour faire entrer de nouvelles figures, dépoussiérer un appareil en mal de renouvellement, ce qu'à bien compris l'éléphant Dominique Strauss Kahn.

Cette ère politique est également inquiétante. Le Président apparait omnipotent et laisse un espace réduit à son gouvernement qui agit presque dans l'ombre, dans son ombre certes, mais sans réelle capacité de jouer le quelconque rôle de paravent en cas de difficultés. C'est exactement ce qu'il cherche mais qu'arrivera-t-il alors s'il ne peut faire sauter le fusible que consituait jusqu'alors le 1er ministre. Sans doute parie-t-il sur un total succès... pari risqué !

Mais une ère surtout inquiétante car si N.Sarkozy a plus de pouvoir qu'aucun Président jusqu'alors, le Parlement quant à lui en a de moins en moins. L'Assemblée nationale ne sera plus la chambre des débats sociaux et sociétaux sur les lois. Tout sera réglé en amont entre le Président et les partenaires sociaux, à l'Elysée, le Parlement ne sera dès lors qu'une chambre d'enregistrement des décisions. Les députés l'accepteront-ils ?... Et surtout changer la nature du régime sans changer la constitution de manière démocratique c'est à dire avec l'assentiment du peuple ou de ses représentants, voilà qui inquiéterait les plus fervents démocrates, dont je suis...

Publié par gilleshuard à 00:09:54 dans Politique France | Commentaires (0) |

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