C'est parti la campagne officielle est lancée ! Nous sommes à 15 jours du 1er tour et bien fort serait celui qui serait capable de dire qui ira au second tour, et certainement pas les sondages qui avec 40 % d'indécis, n'apportent aucune tendance fiable, pire ils faussent le débat...
Une campagne officielle avec 5 candidats d'extrême gauche qui bénéficient d'un temps de parole identique, de quoi limiter le débat sur les candidats qui peuvent avoir une chance crédible d'aller au second tour, un vrai déni de démocratie puisque au lieu d'être un vrai lieu débat, la campagne se transforme en tribune pour candidats en mal de notoriété ou alternatifs en mal d'unité avec des propositions le plus souvent d'un autre temps, inquiétantes ou dangereuses
Finalement, c'est division de l'extrême gauche ne fait que favoriser la présence de Le Pen au second tour de l'élection, puisque qu'elle limite le score de la candidate socialiste au 1er tour. Certains esprits malicieux diront que parfois les extrêmes se retrouvent ... Sans commentaire.
Mon pronostic pour ce 1er tour :
Sarkozy 26 %
Bayrou 20 %
Royale 19 %
Le Pen 17 %
Besancenot 4,0 %
Nihous 4,0 %Voynet 3,0 %
Bové 2,5 %
Villiers 1,5 %
Buffet 1,5 %
Laguillier 1,0 %
Schivardi 0,5 %
Les paris sont ouverts, les vôtres ... ?
Publié par gilleshuard à 21:25:43 dans Présidentielle 2007 | Commentaires (2) | Permaliens
Décidément cette élection présidentielle est vraiment atypique.
D'abord, et on peut s'en réjouir, elle suscite un énorme intérêt auprès des français que le nombre d'inscrits sur les listes électorales est venu confirmer aujourd'hui.
Ensuite, parce que, paradoxalement, les français sont hésitants entre quatre candidats principaux : Ségolène Royale, François Bayrou, Nicolas Sarkozy et Jean-Marie Le Pen. Si les scores annoncés dans les sondages sont assez disparates entre les 4 rivaux (les sondages ... !) leurs positions semblent les placer en situation crédible de figurer au second tour de l'élection.
Enfin, parce que la campagne n'existe pas vraiment. Les candidats se renvoient dos à dos des arguments, des intentions, des effets d'annonce, tous azimuts, courant les uns derrières les arguments de l'autre, tantôt pour se différencier par des critiques qui confèrent à l'insolence, tantôt pour conforter la thématique inclue dans le débat par un "plus ... que moi tu meurt".
C'est Nicolas Sarkozy qui est tantôt un chantre de la rupture, tantôt un défenseur de l'Etat interventionniste ; c'est Ségolène Royale tantôt libérée de l'influence du parti socialiste, tantôt appelant les "éléphants" à la rescousse. C'est Nicolas Sarkozy qui met sur le devant de la scène le thème de l'identité nationale, idée qui appartient en effet à l'ensemble des français, mais avec une intention à peine dissimulée de séduction des électeurs du Front national. C'est Ségolène Royale qui lui emboite le pas en exprimant une passion aussi forte que soudaine pour l'hymne national.
La présence de François Bayrou, qui a apporté un élan de fraicheur à cette campagne, brouillant quelque peu les lignes partisanes en montrant leur faible d'efficacité et de pertinence dans la France et le monde d'aujourd'hui, apparait comme le réel homme de la rupture de cette élection, qui offre à la fois crédibilité et capacité de gouverne la France, sans trahir à l'idéal républicain.
Une campagne réellement atypique car qui peut dire à un mois de l'élection qui sera avec certitude au second tour ? Personne. Voilà qui amène plus de 40% des français à être indécis et laisse préfigurer ce qui constituera une nouvelle surprise pour le second tour. Espérons que ce soit pour le meilleur ... et pas le pire.
Publié par gilleshuard à 21:12:24 dans Présidentielle 2007 | Commentaires (0) | Permaliens
Vidéo où l'on voit mon ami Nicolas Perruchot, le Député-Maire de Blois, parler de François Bayrou qu'il soutient aux Présidentielles, sa rencontre, les convictions qui leurs sont communes...
Publié par gilleshuard à 19:34:44 dans Présidentielle 2007 | Commentaires (0) | Permaliens
Qu'est-ce qui guide Ségolène ? On n'y voit pas très clair. Un peu en panne de popularité dans les sondages (mais que sont des sondages ?), voilà qu'elle vient chercher l'arrière garde du Parti socialiste alors qu'elle souhaitait apparaître comme incarnant une nouvelle manière de faire de la politique. Ses déboires successifs, ses gaffes à répétition, les attaques dont elle à fait l'objet (il faut bien le dire) ont mis sa campagne en mauvaise posture... dans les sondages. Elle met donc de côté tout ce qui avait fait sa force jusqu'à présent, son indépendance, sa capacité à rassembler au-delà du seul Parti socialiste, sa modernité, pour revenir aux vieilles recettes trop connues, le rassemblement des éléphants autour de leur candidate. Il y a fort à parier que nombre d'électeurs vont être perturbés... A suivre.
La vidéo ci-dessous fait la compilation de séquences certaines insolites, d'autres sérieuses où l'on voit Ségolène Royale telle qu'elle est pour ceux qui la connaissent à la tête de la Région Poitou-Charentes... Ca laisse rêver.. Et ça veut être Présidente de la République ?
Publié par gilleshuard à 20:45:38 dans Présidentielle 2007 | Commentaires (1) | Permaliens
Après être resté plusieurs années dans les starting blocks, Nicolas Sarkozy est sorti officiellement du bois le 14 janvier dernier lors du Congrès de l'UMP, avec un discours qui se voulait fondateur de sa campagne, et il l'a été. Il a développé à la fois une vision et un programme complet entrant dans des détails que les gardiens du temps auraient bien vouloir sortis de son discours.
De même, après avoir réussi à imposer sa candidature tout d'abord face aux éléphants du Parti socialiste, Ségolène Royale a tenté de l'imposer face aux multiples autres candidats de la gauche définitivement très plurielle, y parvenant en partie en réussissant à rallier à elle JP Chevênement et C.Taubira. Mais ses diverses erreurs ou graffes ont affaibli sa posture présidentielle et l'on se sait pas, par ailleurs, si l'axe fort de sa stratégie de campagne, une démarche courageuse mais risquée, la consultation des militants sera au final payante à défaut de surprendre voire d'attirer la sympathie. Elle semblait jusqu'à ce dimanche 11 février en retrait, inéfficace, en quête d'une popularité qui l'avait portée en début de campagne tant elle apparaissait incarner un renouveau, un nouvel état d'esprit.
Dimanche, il s'est effectivement passé quelque chose : elle n'a ni chuté, ni brillé, excepté lors de ce petit couplet bien émouvant bien que maternaliste qui sonnait bon vieille France. En revanche elle a apporté un éclairage précis sur son programme, précis, très précis allant de la bonne déclaration d'intention à la mesurette... un vrai catalogue de mesures, qui la fait sortir largement de la posture que l'on espère voir adoptée par tout candidat aux plus hautes fonctions de l'Etat.
Si elle a bien débuté en évoquant la dette de l'Etat que supporteront les générations qui viennent et qui plombe notre économie depuis et pour encore très longtemps, elle n'a pas dit comment elle comptait la juguler et ainsi se mettre en cohérence avec sa "semble-t-il" bonne intention. Et la suite de son discours n'a été que déclinaison de l'ensemble des propositions qu'elle souhaite mettre en oeuvre une fois élue durant son quinquennat ; des propositions souvent généreuses, très positives pour les destinataires, l'électorat de la Gauche ; de leur côté les classes moyennes s'intérrogent, seront-elles une fois de plus les dindons d'une farce qui n'a que trop duré.
Quand va-t-on enfin sortir de cette surenchère permanente qui fait les candidats à l'élection présidentielle promettre toujours et encore plus sachant qu'ils n'auront pas la capacité de tenir l'ensemble de leurs promesses, à moins et là c'est grâve, d'accroître la dette de notre pays ?
La croissance me dites-vous ? Effectivement c'est le moyen miracle que la candidate socialiste a trouvé pour financer ses nombreux projets. C'est bien connu il suffit de la décréter pour que la croissance soit au rendez-vous !
Trève de plaisanterie, si les candidats ne reviennent pas à la raison, il est fort à parier que cette élection, qui devait être porteuse d'espoir de changements profonds de notre société, aura loupé une occasion de se réformer afin de faire profiter le plus grand monde des bienfaits de la solidarité nationale, dans une économie maîtrise, un pays allant de l'avant, porteur de projets et de dynamisme, porteur d'avenir pour les plus jeunes...
Si cette surenchère ne coûte rien aujourd'hui, et si elle ne coûte pas l'élection à l'un de ces candidats, elle risquera de leur coûter de lourdes déconvenues pour les années à venir...
Publié par gilleshuard à 20:24:39 dans Présidentielle 2007 | Commentaires (0) | Permaliens
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