Retour de la traditionnelle soirée Eurovision que je regarde toujours avec attention (voir mon billet précédent). Pour cette 53ème édition très réussie, on est plutôt revenu aux classiques de l'Eurovision (certains le regretteront) après 2 ou 3 ans où, je le dois le dire, c'était plutôt du "n'importe quoi". Ainsi, les hard-rockers finlandais (à l'image de Hordi qui l'avait emporté) n'ont pas convaincu, de même que le dindon irlandais qui n'a pas passé le cap des demies-finales ; seuls rescapés l'improbable chanteur espagnol et le groupe de pirates de Lettonie. On n'a quand même observé quelques morceaux tendance "tecktonik" qui dénotent toujours de certains chansons kitchs et quelque peu mièvres.
J'ai particulièrement aimé les chansons interprêtées par la Turquie (rock), le Portugal (ballade inspirée du fado), la Serbie et la Croatie (d'inspiration slave), Israël (et sa langue superbe) mais aussi la chanson moderne de la Suède bien qu'assez classique à l'Eurovision, et évidemment la France, chauvinisme mis à part, qui avec Sébastien Tellier proposait une chanson différente, à la tonalité pop-électro minimaliste, certes en anglais, avec une chorégraphie sobre mais originale ; même les chansons lui ont rendu hommage, c'est tout dire (!). Mais ça n'a pas été suffisant, la France termine encore dans la 2ème partie du tableau (19ème) mais nous n'avons pas à rougir de la prestation de notre représentant :
Comme toujours, et pourtant le réglement avait changé et 2 demies-finales devaient permettre d'éviter le phénomène insupportable des votes "régionaux" qui font souvent primer la géopolitique sur la qualité musicale des chansons. Ceci peut difficilement être évité, sauf à exclure du vote les pays éliminés de la demie-finale.
Le vainqueur, Dima Bilan, pour la Russie, l'a emporté alors que son pays a fini souvent dans les 5 premiers de l'Eurovision depuis quelques années, lui-même avait terminé 3ème il y a deux ans. Sa prestation en vidéo :
1. Russie (272)
2. Ukraine (230)
3. Grèce (218)
4. Armenie (199)
5. Norvège (182)
6. Serbie (160)
7. Turquie (138)
8. Azerbaïdjan (132)
9. Israël (124)
10. Bosnie-Herzegovine (110)
11. Georgie (83)
12. Lettonie (83)
13. Portugal (69)
14. Islande (64)
15. Danemark (60)
16. Espagne (55)
17. Albanie (55)
18. Suède (47)
19. France (47)
20. Romanie (45)
21. Croatie (44)
22. Finlande (35)
23. Allemagne (14)
24. Pologne (14)
25. Royaume-Uni (14)
J'ai regretté l'absence des Pays-bas aux musicalités orientales, la chanson jazzy de Moldavie, la traditionnelle chanson de Chypre, et la géniale et très électro chanson de Bulgarie.
Publié par gilleshuard à 22:48:21 dans Télévision | Commentaires (0) | Permaliens
"Euh on est bien ... hein Tintin ?!" Plus qu'une mimique reprise par les imitateurs, cette phrase restera emblématique de son émission quotidienne qu'il a animé pendant de nombreuses années. Passionné et défenseur de la chanson française, Pascal Sevran restait de nos jours le seul à faire connaître les chansons françaises d'"autrefois", à programmer l'accordéon et la danse de salon, allant à contre-sens des nouvelles stars et star academy, qui lui donnaient un sacré coup de vieux. Il n'en avait cure et continuait à se mouvoir dans des décors pastels où seuls Barbie et lui se sentaient bien. Il aimait pousser la chansonnette ; pas ce qu'il faisait de mieux. Qu'importe ; il faisait ce à quoi il croyait.
Je garde surtout de lui son anticonformisme, sa dérision et son esprit libre et politiquement incorrect, mais aussi son scinisme par rapport à cette société médiatique formatée dans laquelle il ne se reconnaissait pas et à laquelle il ne cédait pas. Loin des modes, souvent , il savait avec talent décrire son époque et peindre ses souvenirs. Il est allé rejoindre François Mitterand qu'il admirait et auquel il est resté fidèle, sauf à rejoindre le clan Sarkozy lors de la présidentielle, sans doute en raison des aspects de son programme les plus conservateurs. Ce n'était pas son meilleur visage, mais il était comme cela, entier. On l'aimait ou le détestait, mais il ne laissait pas indifférent...
Publié par gilleshuard à 18:05:20 dans Télévision | Commentaires (0) | Permaliens
Après quelques semaines sans connexion internet, je reviens vers mon blog...
A l'heure du débat sur le degré de publicité à mettre sur les chaines de télévision publiques, j'adresse un coup de coeur à la très bonne soirée de télévision passée mardi sur France 2, sur thème "Mitterrand et Vichy" avec d'abord un Docu-fiction (ce nouveau genre de programme orginal mélant images d'archives documentées et scènes de fiction tournées) suivi d'un Documentaire sur la résurgence alors qu'il était Président de la République de son passé vichyssois, que François Mitterrand, avait longtemps tût auprès de ses amis socialistes.
Pour une fois, j'ai mieux compris le contexte d'une époque que je n'ai pas connue où l'on pouvait être vichyssois, c'est-à-dire avoir le jour une fonction dans le régime de l'Etat français du Maréchal Pétain et résistant la nuit. Ceci était "concevable" jusqu'à 1942 et l'invasion de la zone sud de la France dite "libre", conserver cette position au-delà de cette année, était montrer une appartenance et une adhésion au mouvement collaborationniste.
Evidemment, comme beaucoup de commentateurs de son entretien télévisé de 1994, je ne comprends ni n'accepte le fait qu'il ait caché son passé (son ambition politique passait-elle avant toute considération de sincérité et de loyauté envers ses amis), ou encore qu'il ne regrette aucunement son parcours (faire amende honorable aurait été tout à son honneur), y compris d'avoir continuer à rencontrer et apprécier René Bousquet, lui dont on sait qu'il était le donneur d'ordre de la police lors des multiples rafles des juifs.
On voit également dans le documentaire et l'on comprend malheureusement à quel point les juifs étaient une portion congrue du peuple français que l'on soit gaulliste ou non. Bien qu'on ne pût jamais lui reprocher d'être antisémite, Mitterrand s'est situé dans ce mouvement.
Deux émissions passionnantes, équilibrées, qui tout en disant les réalités du moment, ne tombent pas dans la caricature facile et manichéenne qui rassure a posteriori et qui permettent d'en savoir encore un plus sur ce vrai personnage de roman qu'était François Mitterrand. De vrais programmes de qualité pour un service public que je trouve de plus en plus à la hauteur.
Publié par gilleshuard à 15:56:19 dans Télévision | Commentaires (1) | Permaliens
Je viens modifier l'article que j'avais écrit sur l'émission "Pekin express" d'M6. J'y écrivais l'intérêt que je porte à ce jeu d'aventure. Je renouvelle mon intérêt pour cette émission qui permet de découvrir des peuples, des cultures, des coutumes, me donnant de nouvelles idées de voyages. Mais la polémique qui se développe face à l'éventualité (apparemment prouvée) de triche sur le jeu, me déçoit tout en me laissant perplexe. Je préfère donc m'abstenir à ce stade de tout commentaire sur le fond de l'émission. A suivre
Publié par gilleshuard à 17:46:47 dans Télévision | Commentaires (0) | Permaliens
C'est une superbe émission que j'ai enregistré puis visionné (l'équipe de France de Foot jouait à la même heure !) mercredi soir ... un hommage de France Gall à Michel Berger par de nombreux artistes français à l'occasion des 15 ans de sa disparition. Une émission orginale sous forme de documentaire où l'on assiste aux coulisses des enregistrement et les chansons elles-mêmes, sans blabla, sans pub, sans émotion déplacée ou voyeurisme, juste la joie des artistes d'être là, et la pudeur de l'expression. Une réinterprêtation des titres. France Gall qui se fait présente mais discrête. Bref bien vu France 2. Une émission d'un nouveau genre, j'en redemande...
Extrait : génénérique de l'émission et Calogéro "La groupie du pianiste"
Extrait : Christophe Mae "Résiste"
Publié par gilleshuard à 23:57:33 dans Télévision | Commentaires (0) | Permaliens
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